mercredi 30 novembre 2016

Koh Kong

Nous nous sommes installés dans notre hôtel et sommes allés nous faire masser car les cinq heures de bus de Sihanouk ville à ici ont été éprouvantes. Avec les mains, les coudes, les avants bras, les pieds, à côté de la table de massage, sur la table de massage, et que je te plie dans un sens, dans l'autre... 
Enfin nous avons survécu et nous nous sentons beaucoup mieux. Nous avons mangé dans un restaurant local plutôt bon, Pascal a eu la visite d'une belle blate qui lui a grimpé sur la jambe, beurk !!!

Aujourd'hui nous sommes allés sur l'île de Koh Kong, on ne peut y aller qu'avec un tour, nous avons choisi une agence d'éco tourisme. Une belle île, paradisiaque, sable blanc, eau turquoise, poissons multicolores, snorkelling oblige. Barbecue sur la plage, où un serpent s'était invité, balade dans la mangrove et retour sur la terre ferme.

Habitat et ferme piscicole 

Batelier et cuisinier

Le cuisinier en action


Beauté de la côte 

Et un bain de plus sans les "Sun flies"


Tranquillité !!!

Délicieux plats cuisinés par le batelier 

Un invité surprise







Palétuviers qui forment la mangrove

Koh Kong vu de la mer







Habitat et outil de travail des pêcheurs 

Les sun flies (mouches du soleil) étaient de la partie, il y a enfin une justice car elles  se sont régalées avec la peau claire de Pascal et m'ont laissé tranquille. Chacun son tour non mais !!!

Marie


Notre deuxième jour à Koh Kong nous conduira dans le corridor des monts cardamomes, réserve naturelle pour un tour d'une journée.  Nous sommes chanceux car nous sommes les seuls avec Than, notre guide cambodgien qui s'exprime un peu en anglais. Tuk tuk d'abord qui vient nous chercher devant l'hôtel et qui nous débarque auprès d'un minuscule embarcadère situé sur un petit canal de la mangrove. Une barque nous attend avec Than et en route pour une splendide traversée d'une heure et demi à travers la mangrove, la rivière qui vient des monts. Le paysage est tout bonnement superbe, les collines autour de nous révèlent des dégradés de verts et une végétation luxuriante.





Than coupe son moteur, lève la hampe et stoppe sa barque en l'entrée d'un petit chemin que nous allons emprunter. Les premiers cent mètres grimpent vers la colline, le soleil tape déjà fort, mais nous sommes un peu à l'abri sous les feuillages.


De gros insectes (araignée)

La nature nous livre de magnifiques couleurs 






Après une heure et demi de marche à la découverte de cette forêt de cardamones nous atteignons une cascade. Encore une !!! Et bien non celle ci est différente que celles que nous avons vu précédemment, toute en étages avec deux chutes à l'extrémité de la rivière. Un bain obligatoire pour se rafraîchir, puis repas constitué de l'éternel plat asiatique. Un temps de repos avant de repartir après avoir observé des papillons et libellules colorés de toute beauté. Nous devons traverser la rivière sur des roches glissantes, mais nous arrivons à bon port et repartons pour le reste de la promenade direction notre appontement.




Il y va, il n'y va pas ?? Il ira !!



Le retour est tout aussi splendide, le soleil est plus bas à l'horizon et donne des couleurs différentes que le matin. Le niveau de l'eau à baissé dans la mangrove (dû à la marée) et nous nous échouons sur un banc de vase. C'est sans compter sur l'expérience de Than qui nous sort de ce mauvais pas et retrouvons le tuk tuk qui nous conduit à l'hôtel.

Retour dans la mangrove à marée basse 


Nous terminons la soirée avec un bon plat cambodgien dans un resto sympa, accompagné d'un bière et d'un verre de merlot pour Marie.

Pascal 

Lors de notre pause à la cascade, tout comme Pascal l'a dit, nous nous sommes baignés, puis dans un élan de jeunisme, notre sexagénaire à suivi Than vers un toboggan naturel. Et oui nos petits enfants ont bien entendu, vous pouvez vous frotter les mains par avance, j'ai filmé votre papy en plein show. De plus Pascal est trop modeste car nous avons pu compter sur lui pour aider Than à nous sortir du marécage.

Preuve à l'appui, Pascal à la barre 

J'allais oublier, les moustiques ont fait un vrai festin sur ma petite personne, ils ont mangé exotique, ça les change...

Marie


Ce matin départ pour Phnom-Penh en bus, le départ est fixé à 8h30. Il est déjà 9h 26 et nous attendons le bon vouloir dont on ne sait qui pour partir........nous savons qu'il nous faut environ six à sept heures pour regagner la capitale. Le trajet est finalement plus long que ce que nous avons prévu. Avant d'arriver à Phnom-Penh, une courte halte dans une boulangerie. Devant celle ci, une jeune en mocyclette avec une espèce de side à ses côtés, très courant ici, vend des oeufs avec pour certains la coquille percée laissant dépasser quelque chose de sombre, je m'approche et constate que ce sont des embryons de poussins. Un cliché pour immortaliser ce truc incongru.


Arrivée à  Naringuesthouse, je me renseigne et l'explication tombe: les oeufs sont déjà cuits, la coquille est ensuite brisée et le "poussin" est extrait et ensuite grillé pour être mangé. Incroyable!!!! Moeurs culinaires étranges pour nous occidentaux.

Pascal

Nous sommes presque en temps réel, quatre jours de retard, alors qu'est ce qu'on dit Maël ???? Médisant va !!!

Sihanouk ville

La route qui nous conduit à Sihanouk ville nous offre des paysages différents que ceux que nous avons rencontré précédemment, petit villages et rizières ou le riz n'est pas encore récolté, des maisons sur pilotis avec pour la plupart des publicités énormes collées sur un mur faisant face à la route. (Peut-être une ressource financière pour le propriétaire ?) La pluie nous accompagne une partie du trajet, en ce moment, celle ci est plus présente, est ce l'influence de la mer?? Le golfe de Thaïlande borde la côte sud du Cambodge .......

Vue de la plage sur le golf de Thaïlande 



Sihanouk ville, nous décidons d'y faire une halte pour couper le trajet qui nous sépare de Kampot à Koh Kong. Et bien nous ne sommes pas déçus, une nuit suffit et quelques heures pour en faire le tour et en repartir, les plages sales, des détritus partout, des agences proposant des tours et des tickets de bateau pour se rendre sur les îles en face, des centaines de touristes, des hôtels et restaurants qui haranguent chaque passant occidental. Ce n'est pas vraiment ce qui nous intéresse mais le coup d'oeil vaut la peine, nous achetons un ticket de bus pour le lendemain direction Koh Kong et faisons le tour de la partie bord de mer en essayant de trouver un point positif à cette station balnéaire.

Pascal

Kampot/Kep

Nous sommes à Kampot et venons d'y passer notre première nuit sous le ventilateur, fatale erreur de n'avoir pas pris une chambre avec AC, nous nous levons collants et ayant mal dormi. Enfin ne nous plaignons pas, hier après cinq heures de bus de Phnom-Penh à ici nous avons mangé un bout et enfourché les bicyclettes. Balade tranquille dans la ville, vieux pont français, quelques bâtiments coloniaux, et un mariage  (chapiteau monté dans la rue).

Mobilier Khmère à livrer

On dirait l'enseigne d'un boucher

Anciennes maisons coloniales de Kampot

Ancien pont français 

Nous allons nous mettre en chasse de poivre de Kampot qui est très réputé dans le pays, après celui de Bornéo et du Vietnam nous pourrons varier les plaisirs en France et ramener des petits cadeaux originaux. Aujourd'hui si le temps le permet nous irons à Kep. Il fait déjà très chaud ce matin, notre virée en scooter va nous faire du bien, après l'avoir enfourché  nous sommes passés comme prévu à la ferme de poivre de Kampot, visite du site et explications diverses, nous avons vu du poivre avec de longs grains inconnus par nous. Nous avons mangé un cookie chocolat, sucre de palme et poivre rouge, une tuerie, Pascal va s'y essayer arrivé en France, attention préparer vos papilles !!!!

Poivre en bâton 

Trois couleurs de poivre au séchage 

Sur la route de Kep  nous avons pris une belle averse, petit arrêt sous un porche en bambou, discussion avec des personnes du crue, consommation... Un vrai torrent de boue à rapidement recouvert la route. Heureusement que nous avions nos capes de pluie que nous avons enfilé pour quelques kilomètres, passé les gros nuages nous les avons ôtées car nous étions dans un sauna, une vraie sudation, le soleil étant revenu.

Marais salants entre Kampot et Kep


N'est-il pas beau ???

A vendre, poncho!!

Il n'y a pas grand chose à voir à Kep et nous ne souhaitions pas nous baigner, notre engin nous a permis de nous promener le long de la grève et d'aller dans un bon resto. Pascal à pris un crabe bleu au poivre vert de Kampot et moi un poulet avec les mêmes petites baies, un régal pour tous les deux.


Crabe bleu de Kep au poivre vert de Kampot 

Retour à Kampot sous une chaleur de plomb, quelques petites gouttes ont commencé à tomber, j'ai demandé à Pascal de s'arrêter pour enfiler nos capes. Vous auriez dû nous voir de vrais touristes, Pascal avec sa cape bleue et moi verte. Six jeunes occidentaux nous ont doublé avec leurs scooters, petits tee-shirt, cheveux au vent et sourires aux lèvres en nous voyant accoutré comme cela. La fine pluie s'est changée en un gros orage, une pluie qui cinglait, nos jeunes se sont retrouvés trempés jusqu'aux os et ont du s'arrêter ; pépère et mémère les ont doublé et ont filé "On the road", sourire aux lèvres.

Marie

mardi 29 novembre 2016

CAMBODGE Phnom Penh capitale du pays

Ça y est, nous y sommes. Nous venons de faire deux heures de minibus avant d'entrer dans la capitale. Mais avant cela, presque trois heures de bateau sur le Mékong et ses affluents au départ de Chau Doc au Viêt Nam, passage de la frontière à pieds avec nos sacs sur le dos (Marie à repris le sien après près de quatre mois d'abstinence), en attendant le bon vouloir de l'immigration cambodgienne.

Descente du Mékong 




Élevage de poissons sous une maison flottante, on dirait des piranhas quand ils se jettent sur la nourriture 





Le poste de douane est derrière nous, bienvenue au Cambodge!! Et hop! un mini bus pour environ deux heures de route pour Phnom Penh. La route est inconfortable et le nombre de passagers que nous sommes, sans trop d'aération intérieure fait que nous avons l'impression d'être dans un micro ondes. Voici les faubourgs de la capitale, le minibus nous dépose devant la Guesthouse. La visite du quartier, vers le fleuve Tonlé Sap, confluent du Mékong, un rafraîchissement que nous apprécions car la température frise encore les 32 degrés. 

Transport en commun 


Une saveur de plus au tableau de chasse de Pascal 
Sur les bords du Mékong 


Ville animée, avec moins de bruits qu'à Hanoï et une circulation plus fluide. Nous nous imprégnons de la cité en parcourant les rues, petits restos, bars et petits commerces comme partout en Asie. Les éternels trottoirs encombrés par les deux roues et les vendeurs ambulants nous obligent à marcher dans la rue. Ce qui surprend dans l'échange monnayable, c'est que le dollar américain est le second moyen de règlement avec le Riel cambodgien. Dans les distributeurs nous ne pouvons retirer que des dollars. Les prix affichés sont en dollars, commerces, marché, restaurant, hôtel..... Sortir des billets verts pour régler nos achats nous semble très étrange....





Dédicace spéciale pour nos petits enfants et pour les grands "regardez la main gauche"

Nous avons un programme chargé car la capitale offre de nombreux sites à visiter: palais royal et sa pagode d'argent, marché central, musée du génocide, marché russe, maisons coloniales et musée national sans oublier le monument de l'indépendance.

La pagode d'argent

Le musée national




Palais royal 

Empreinte du pied de Bouddha 

Il est difficile de ne pas nous rendre au musée du génocide. (Reportez vous à l'histoire du pays et à la dramatique période des khmers rouges 1975/1979). Visite très difficile avec des scènes, photos et témoignages poignants, des murs encore emprunts de violences physiques et psychologiques, de souffrances gratuites. La cruauté de l'homme dans toute sa dimension est là devant nos yeux, comment l'être humain peut il être aussi barbare?? La visite prend toute sa dimension grâce à un audioguide riche en explications réalistes mais pas misérabiliste, ce qui ne diminue en rien la dureté des lieux et de l'histoire récente. Il nous faut du temps pour assimiler ces quelques heures d'honneur primaire.




Trois jours à Phnom-Penh suffisent à Tat Guesthouse dans un quartier calme et assez central pour s'enrichir des richesses de la capitale soit à pieds soit en tuk tuk.

Pascal