mercredi 11 janvier 2017

Luang Namtha

La gare des bus se trouve à dix kilomètres du centre ville, un tuk tuk pour nous conduire à la guesthouse. Une grande chambre dans un habitat de facture Akha, ethnie des alentours.


Invitation colorée


Soixante et onze différentes ethnies composent le paysage humain de cette province du Nord du pays.(Akha, Lao Huay, Lenten, Khamu, Hmong...)

Il fait vraiment froid !!

Pascal


Il fait toujours aussi froid, nous prenons un scooter afin d'aller visiter certains villages avec des ethnies différentes. La vie donne l'impression d'être figée, quelques enfants jouent dehors mais la plupart des personnes restent à l'intérieur. On ne rencontre que peu de locaux, la saison du riz est finie, personne dans les rizières, le temps gris rend les paysages un peu tristes et la misère plus présente.

Scènes de villages



Charges de bois culinaire


Ethnie Hmong

Bouddha couché de Samakkhixay

Samakkhixay stupa

Samakkhixay stupa


 Se balader en scooter quand on a ni gant ni gros blouson n'est pas agréable, j'ai beau mettre mes mains dans les poches de Pascal je n'arrive pas à me réchauffer. Nous déjeunons dans une guesthouse prenons quelques chose de chaud qui finalement nous est servi tiédasse ; donc pas l'effet escompté. Je rends mon tablier, nous retournons dans notre chambre, je n'aspire qu'à une chose, me retrouver dans le lit au chaud sous une pile de couette et de couverture. Il est 16 heures Pascal me fait un thé chaud, il s'installe dehors pour bouquiner, j'ai l'impression d'être glacée jusqu'aux os. Le repas du soir approche, mon homme a les crocs, et je commence à me réchauffer, je ne sortirai pas du lit, il ira dîner seul.

Marie

Muang Khua

Demain matin, départ pour Muang Khua, petit déjeuner, préparation des sacs et vogue la pirogue.

Le long du parcours



Nous sommes dix à remonter la rivière jusqu'à Muang Khua pour quatre heures de trajet. Encore une expédition qui nous ravie, le paysage est toujours aussi beau même si nous croisons un vaste chantier destiné à construire un barrage sur la rivière, celui-ci initié par les chinois. Un barrage hydrauélectrique qui devrait amener plus de commodité dans la région mais qui endommage considerablement et irrémédiablement la beauté du paysage et les villages alentours. Que vont devenir tous les habitants des rives de la Nam Ou ???? Je prends quelques clichés de cette destruction car j'ai l'intention de les faire parvenir à green peace......

Destruction chinoise



Nous sommes à Muang Khua. Une sympathique guesthouse en haut du débarcadère et nous voici à arpenter la petite ville afin de trouver une solution pour faire un trek sur un ou deux jours et aussi de pouvoir louer un deux roues pour se balader. Renseignement pris, la location d'un deux roues s'avère beaucoup plus dispendieuse qu'ailleurs, il est même impossible de marchander.


Jardins potagers

Nous laissons tomber en espérant trouver un loueur moins cher. Pour ce qui est des treks sur deux jours, l'Office du tourisme de la petite ville en organise mais le coût en est lui aussi exorbitant. Nous nous rabattons vers un guide privé dont nous avons lu et entendu que du bien. Rendez vous est pris avec ce monsieur, ancien instituteur parlant anglais. Nous sommes quatre personnes intéressées et tentons de marchander mais rien n'y fait. Ce monsieur ne souhaite pas baisser son prix. Tous les quatre estimons qu'il est vraiment trop cher, le même tarif que l'Office de tourisme. Une espèce de monopole en ville tant pour les treks que pour la location des deux roues. Il existe toutefois un garage qui accepte de louer à un tarif abordable, mais nous décidons de partir le lendemain pour Luang Namtha à six heures de bus plus au nord.

Papy sous sa couverture doudou
Poubelle en pneus recyclés


Deux roues en état de marche


Nous prenons notre repas dans une guesthouse très sympathique, une cuisine familiale et à volonté. Nous côtoyons des francais, allemands, américains, autrichiens et australiens, une grande table comme à la maison. Le patron nous sert des petits verres de lao l'ai toutes les cinq minutes. La consommation pour la soirée est suffisante car nous devons rentrer en traversant la rivière par une passerelle suspendue.



Le réveil sonne à six heures, en route à la recherche d'un tuk tuk près du lieu de marché. En attendant nous apercevons des femmes avec des offrandes qui s'agenouillent sur leurs nattes à même le sol. Dans les minutes qui suivent, des moines viennent quérir leurs offrandes en file indienne. Cela ne dure pas plus de dix minutes , ils sont peu nombreux, une dizaine tout au plus.



Il est sept dix quand le tuk tuk arrive, nous sommes les seuls étrangers, en route pour le terminal de bus. En pleine campagne, le bus avec sont chauffeur nous attendent, encore seul, pas de guichetier, il doit arriver vers sept heures quarante. Le voici avec sa mobylette, s'enfourne dans son bureau et sert un voyageur arrivé entre temps. Trois heures de bus nous attendent jusqu'à Oudomxay et trois de plus avec changement pour Luang Namtha. Il fait frais, nous ne partons qu'à huit heures trente, un petit feu de camp est improvisé pour réchauffer les mains et les pieds des autres voyageurs, pour la plupart venus en mobylettes.

Pour nous réchauffer un peu


On échange avec le plus âgé qui parle un peu français, ses souvenirs de notre langue remonte à 1964, lorsqu'il a passé son certificat d'études. Quelle nostalgie!!!! Le Laos faisait partie de l'Indochine.



Repas lao


Pascal

jeudi 5 janvier 2017

Départ pour Muang Ngoi

Il est 10 heures et nous attendons pour prendre la pirogue qui va nous emmener à Muang Ngoi. Un peu de soleil ne serait pas de reste, le temps est couvert et frais. Le départ de la pirogue est fixé à 11h, en attendant nous prenons un café Lao et un thé Lao. Installés confortablement sur des sièges de voiture, nous voguons en remontant le courant au travers de paysages splendides, d'un côté comme de l'autre de la berge, nous apercevons des buffles se repaissant dans l'eau, des maisons isolées ou en groupe, des pêcheurs et croisons aussi de nombreuses pirogues avec familles ou personne seule à bord.

Parc de l'embarcadère du village


Message pour nos enfants, seuls à pouvoir comprendre : "il me faut un goal ici, il me faut un goal..."



Embarquement


A bord !!

Navigation croisée
Les images éphémères sont de toute beauté et nous régalent l'iris. Une heure de navigation nous conduira à notre destination.

Paysages de toute beauté



Attente de la pirogue descendante





Pour ce qui est des hébergements, nous n'avons que l'embarras du choix, nous sommes accueillis à l'embarcadère par des dames qui nous proposent des chambres. Nous jetons notre dévolue sur une guesthouse un peu plus chère qu'à l'accoutumée avec une vue sur la rivière à couper le souffle. La chambre est spacieuse, claire et les commodités simples. Nous souhaitions pour ces quelques jours et le 25/12 avoir un peu plus de confort qu'à l'ordinaire.

Vues de notre fenêtre


Le village nous invite à s'en éloigner pour quelques heures de marche à son alentour, direction Ban Nah, autre village où nous apprenons que la communauté fête le nouvel an. En effet lorsque nous l'atteignons, musique à tue-tête les villageois dansent et boivent. Ils dansent en tournant autour d'un poteau à l'abri du soleil qui plombe. Lorsqu'ils passent devant un monsieur, celui ci leur sert un verre de whisky Lao tenant sa bouteille à la main. Les verres défilent et les personnes aussi, la plupart des hommes sont attablés, les cadavres de bières jonchent le sol et l'un d'entre eux qui s'occupe de la sono nous invite à boire un verre de laolao.

Le coquin qui veut du feu

L'autre coquin qui fume

Sur la "route" du village de Ban Nah



Village de Ban Nah






Un seul suffira et nous décidons de nous carapater rapidement avant de tomber dans un guet appant. Nous allons au bout du village nous restaurer dans un petit homestay.

Rencontre "alléchante"

Pascal 

Après le repas nous nous dirigeons vers le village de Huay Bo, des enfants nous indiquent le chemin le long des rizières qui ont été fauchées. Nous avons la chance de pouvoir observer un petit troupeau de buffles qui cherche la fraîcheur dans la rivière, dans le même temps une dizaine de canards passent à la file indienne devant nos yeux émerveillés.

Tranquilles en balade


Bain rafraîchissant



Il nous faut quitter nos chaussures pour passer le petit cours d'eau qui coupe l'accès. Pascal vient galamant à ma rescousse, j'ai une sensibilité importante sous la plante des pieds, mais oui ! Ne riez pas, je pousse de petits cris dès que mes pieds entrent en contact avec des cailloux... 


Nous nous retrouvons seuls sur un beau sentier, nous admirons les papillons, libellules et écoutons les oiseaux. Nos regards se portent sur le paysage puis sur nos visages respectifs, il n'est pas besoin de longs discours, nous sommes aux anges.




Le soleil commence à se cacher, la fraîcheur ne tardera pas à tomber, nous revenons sur nos pas, aucun autre moyen pour rentrer dans notre petit village. Nous croisons des dames qui reviennent de la fête à Ban Nah, elles sont très guillerettes, ont les yeux qui brillent.



Bon il va falloir retraverser le cours d'eau, nous voyons arriver un vieux monsieur, il lève son pantalon puis au milieu de l'eau le laisse tomber, l'air defaitiste. Il voit Pascal et se jette littéralement dans ses bras, ce brave homme est "rond comme une queue de pelle". Il rit et s'ensuit un monologue face à un Pascal hilare qui essaie tant bien que mal de le soutenir.  Le signal du départ semble annoncé, Pascal soutient notre bonhomme et tente de le remettre sur le droit chemin. Il finira certainement par regagner Huay Bo, il semble s'être mis en pilotage automatique.

Comment allez vous??

Aux abords du village de Ban Nah nous voyons un garçon de six, sept ans qui peine à porter un petit de trois, quatre ans sur son dos. Ils rient comme des baleines, le petit est chargé mais les fous rires les font tomber, une fois, deux fois, et les rires s'emplifient en nous voyant, les chutes aussi.

Insouciance juvénile



 Pascal s'accroupit et propose au plus petit de monter sur son dos ce qu'il fait sans hésitation. Pascal fait le pitre, caracole dans le champ, le petit tordu du rire, le grand vigilant et refusant de grimper à la suite du plus jeune.


 Ils finiront par repartir tous les deux vers leur village, le petit chargé sur le dos du grand, les fesses qui dépassent du short.


Du Lao Lao à la paille de bambou
Marie

Durant notre retour à la guesthouse, nous rencontrons un couple, lui est bengladeshi, nous discutons quelques minutes et nous abordons notre ancien désir de nous rendre dans son pays. Au bout de quelques minutes, il nous dit qu'il nous déconseille fortement d'y aller surtout pour des occidentaux comme nous, cela est trop dangereux !!! 

Aux abords du village nous avons fait la connaissance d'un villageois qui construit sa maison uniquement en bambous, quel travail simple et dur, il nous a montré son travail, expliqué où se situent les chambres, comment fabriquer les panneaux et les fenêtres, de vraies compétences artisanales.

De l'utilité du bambou !!



Ce soir, réveillon de Noël. Un petit restau sympa où nous commandons, ce qu'il y a au menu, pour Marie purée de pommes de terre avec poulet et pour moi une valeur sûre, un "pad thaï", nouilles avec des légumes frits. La purée de Marie est arrivée avec le poulet mixé, comme les petits pots pour bébé. En guise de bûche de Noël, un arrêt dans un petit estancot pour nous offrir un sniker chacun, heureusement j'avais consommé une "beerlao" et petit verre de Lao lao offert par notre hôte. (Whisky Lao à base de riz).


Le jour de Noël est un jour off où nous restons à faire du blog et admirer le paysage depuis le balcon de notre chambre où de la terrasse en dessous. C'est une journée à lézarder au soleil, sur une chaise longue, face à très très beau paysage (je me répète.. mais tout de même c'est beau).

Un père Noël lao

Une vue extraordinaire

Je profite de ce moment pour demander à Marie si elle veut bien m'épouser. Elle me répond par l'affirmative, nous envisageons donc cela après notre retour en France.



Admirez!!!! Sans modération


Pascal