Il est 10 heures et nous attendons pour prendre la pirogue qui va nous emmener à Muang Ngoi. Un peu de soleil ne serait pas de reste, le temps est couvert et frais. Le départ de la pirogue est fixé à 11h, en attendant nous prenons un café Lao et un thé Lao. Installés confortablement sur des sièges de voiture, nous voguons en remontant le courant au travers de paysages splendides, d'un côté comme de l'autre de la berge, nous apercevons des buffles se repaissant dans l'eau, des maisons isolées ou en groupe, des pêcheurs et croisons aussi de nombreuses pirogues avec familles ou personne seule à bord.
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| Parc de l'embarcadère du village |
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| Message pour nos enfants, seuls à pouvoir comprendre : "il me faut un goal ici, il me faut un goal..." |
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| Embarquement |
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| A bord !! |
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| Navigation croisée |
Les images éphémères sont de toute beauté et nous régalent l'iris. Une heure de navigation nous conduira à notre destination.
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| Paysages de toute beauté |
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| Attente de la pirogue descendante |
Pour ce qui est des hébergements, nous n'avons que l'embarras du choix, nous sommes accueillis à l'embarcadère par des dames qui nous proposent des chambres. Nous jetons notre dévolue sur une guesthouse un peu plus chère qu'à l'accoutumée avec une vue sur la rivière à couper le souffle. La chambre est spacieuse, claire et les commodités simples. Nous souhaitions pour ces quelques jours et le 25/12 avoir un peu plus de confort qu'à l'ordinaire.
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| Vues de notre fenêtre |
Le village nous invite à s'en éloigner pour quelques heures de marche à son alentour, direction Ban Nah, autre village où nous apprenons que la communauté fête le nouvel an. En effet lorsque nous l'atteignons, musique à tue-tête les villageois dansent et boivent. Ils dansent en tournant autour d'un poteau à l'abri du soleil qui plombe. Lorsqu'ils passent devant un monsieur, celui ci leur sert un verre de whisky Lao tenant sa bouteille à la main. Les verres défilent et les personnes aussi, la plupart des hommes sont attablés, les cadavres de bières jonchent le sol et l'un d'entre eux qui s'occupe de la sono nous invite à boire un verre de laolao.
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| Le coquin qui veut du feu |
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| L'autre coquin qui fume |
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| Sur la "route" du village de Ban Nah |
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| Village de Ban Nah |
Un seul suffira et nous décidons de nous carapater rapidement avant de tomber dans un guet appant. Nous allons au bout du village nous restaurer dans un petit homestay.
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| Rencontre "alléchante" |
Pascal
Après le repas nous nous dirigeons vers le village de Huay Bo, des enfants nous indiquent le chemin le long des rizières qui ont été fauchées. Nous avons la chance de pouvoir observer un petit troupeau de buffles qui cherche la fraîcheur dans la rivière, dans le même temps une dizaine de canards passent à la file indienne devant nos yeux émerveillés.
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| Tranquilles en balade |
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| Bain rafraîchissant |
Il nous faut quitter nos chaussures pour passer le petit cours d'eau qui coupe l'accès. Pascal vient galamant à ma rescousse, j'ai une sensibilité importante sous la plante des pieds, mais oui ! Ne riez pas, je pousse de petits cris dès que mes pieds entrent en contact avec des cailloux...
Nous nous retrouvons seuls sur un beau sentier, nous admirons les papillons, libellules et écoutons les oiseaux. Nos regards se portent sur le paysage puis sur nos visages respectifs, il n'est pas besoin de longs discours, nous sommes aux anges.
Le soleil commence à se cacher, la fraîcheur ne tardera pas à tomber, nous revenons sur nos pas, aucun autre moyen pour rentrer dans notre petit village. Nous croisons des dames qui reviennent de la fête à Ban Nah, elles sont très guillerettes, ont les yeux qui brillent.
Bon il va falloir retraverser le cours d'eau, nous voyons arriver un vieux monsieur, il lève son pantalon puis au milieu de l'eau le laisse tomber, l'air defaitiste. Il voit Pascal et se jette littéralement dans ses bras, ce brave homme est "rond comme une queue de pelle". Il rit et s'ensuit un monologue face à un Pascal hilare qui essaie tant bien que mal de le soutenir. Le signal du départ semble annoncé, Pascal soutient notre bonhomme et tente de le remettre sur le droit chemin. Il finira certainement par regagner Huay Bo, il semble s'être mis en pilotage automatique.
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| Comment allez vous?? |
Aux abords du village de Ban Nah nous voyons un garçon de six, sept ans qui peine à porter un petit de trois, quatre ans sur son dos. Ils rient comme des baleines, le petit est chargé mais les fous rires les font tomber, une fois, deux fois, et les rires s'emplifient en nous voyant, les chutes aussi.
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| Insouciance juvénile |
Pascal s'accroupit et propose au plus petit de monter sur son dos ce qu'il fait sans hésitation. Pascal fait le pitre, caracole dans le champ, le petit tordu du rire, le grand vigilant et refusant de grimper à la suite du plus jeune.
Ils finiront par repartir tous les deux vers leur village, le petit chargé sur le dos du grand, les fesses qui dépassent du short.
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| Du Lao Lao à la paille de bambou |
Marie
Durant notre retour à la guesthouse, nous rencontrons un couple, lui est bengladeshi, nous discutons quelques minutes et nous abordons notre ancien désir de nous rendre dans son pays. Au bout de quelques minutes, il nous dit qu'il nous déconseille fortement d'y aller surtout pour des occidentaux comme nous, cela est trop dangereux !!!
Aux abords du village nous avons fait la connaissance d'un villageois qui construit sa maison uniquement en bambous, quel travail simple et dur, il nous a montré son travail, expliqué où se situent les chambres, comment fabriquer les panneaux et les fenêtres, de vraies compétences artisanales.
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| De l'utilité du bambou !! |
Ce soir, réveillon de Noël. Un petit restau sympa où nous commandons, ce qu'il y a au menu, pour Marie purée de pommes de terre avec poulet et pour moi une valeur sûre, un "pad thaï", nouilles avec des légumes frits. La purée de Marie est arrivée avec le poulet mixé, comme les petits pots pour bébé. En guise de bûche de Noël, un arrêt dans un petit estancot pour nous offrir un sniker chacun, heureusement j'avais consommé une "beerlao" et petit verre de Lao lao offert par notre hôte. (Whisky Lao à base de riz).
Le jour de Noël est un jour off où nous restons à faire du blog et admirer le paysage depuis le balcon de notre chambre où de la terrasse en dessous. C'est une journée à lézarder au soleil, sur une chaise longue, face à très très beau paysage (je me répète.. mais tout de même c'est beau).
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| Un père Noël lao |
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| Une vue extraordinaire |
Je profite de ce moment pour demander à Marie si elle veut bien m'épouser. Elle me répond par l'affirmative, nous envisageons donc cela après notre retour en France.
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| Admirez!!!! Sans modération |
Pascal