Après une bonne nuit sous la couette bien au chaud, et oui nous ne sommes qu'à 400 mètres mais les nuits, début de matinée et début de soirée sont fraîches. On a un peu de mal à quitter notre lit d'autant que le brouillard est accroché sur les collines. Ce matin sweat, chaussettes et veste chaude direction le petit déjeuner, rien de folichon.
La seule vue superbe du coin est celle à partir du pont enjambant la Nam Ou. On vous laisse admirer !!
La seule vue superbe du coin est celle à partir du pont enjambant la Nam Ou. On vous laisse admirer !!
Après nos ablutions nous prenons notre scooter pour aller admirer la campagne environnante. On aime ce moyen de locomotion qui nous permet d'aller assez loin et de pouvoir nous arrêter à notre aise, d'ailleurs nous faisons pas mal de clichés. Nous roulons sur un chemin miné d'ornières, un chemin couleur ocre avec des nids de poules à foisons, à ce niveau ce sont plutôt des nid d'autruches. Pascal en évite pas mal mais certains traversent le chemin sans crier gare et moi je fais le pop corn sur le siège arrière...
Nous nous sentons dans le Laos profond, seuls dans la poussière avec des "sabaïdi" (bonjour) tout au long du chemin. Nous sommes portés par un plaisir immense et en oublions la prudence, non ne vous affolez pas !!! La piste descend vers un petit cours d'eau pas d'autre voie, alors on passe à guet. À guet à guet !! si on veut, au trois quart de la traversée nous avons de l'eau jusqu'aux molets et le moteur se noie. Nous descendons du scooter, Pascal en sandales, moi avec mes chaussures de marche, bonne idée... combien de temps vont-elles mettre pour sécher ?? Nous sortons l'engin de l'eau avec beaucoup de peine et devinez quoi ? Il ne redémarre pas on s'en serait douté, on le penche en essayant d'évacuer l'eau, on compte sur le soleil très présent. La patience aidant, et plusieurs tentatives sans succès, finalement le scooter démarre. Nous sommes chanceux.
Pascal rebrousse chemin à pied pour voir s'il y a un autre accès pour le retour et moi j'attends en me disant " ce n'est pas possible, nous allons faire une belle rencontre qui va nous sortir d'affaires, on fait toujours de belles rencontres". Pascal revient bredouille, le scooter redémarre mais le problème de la traversée de la rivière reste entier.
Une bande de pêcheurs du trentaine d'années vient dans notre direction et nous explique par signes que nous devons bien reprendre le même chemin...
Ni une ni deux ils proposent tacitement leur aide et voilà Pascal et quatre gars qui empoignent le scooter et le font passer au dessus de l'eau de l'autre côté de la rive. Beaucoup de rires lors de la traversée, Pascal leur parlant en français, eux en Lao. Nous repartons sur notre destrier humide et nos sauveurs vers leur point de pêche.
Un repas sur la route, un retour tranquille, un passage sous la douche et nous voilà à notre rendez-vous : sauna dans une cahute suivi d'un massage avec de l'huile de fleurs de frangipanier, le pied !!!
Marie
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