mardi 31 mai 2016

Népal pays aimé Fin du 5ème mois de voyage

Nous avions décidé initialement de rejoindre Manali au sud du Laddakh par la route, celle-ci passant par des cols culminants à plus de 5000m d'altitude n'était pas encore ouverte. Pour des questions de commodité et de rapidité nous avons pris un vol Leh, Katmandou via Delhi.
Après Leh nous nous sommes rendus au Népal, pays de transit car notre visa indien expirait et de réel plaisir à retrouver ce pays. Ces quelques jours de calme nous ont été  nécessaires après notre passage à 3500m d'altitude et plus... cela nous a permis de recharger nos batteries...
Katmandou après le seisme de 2015

Après le séisme de 2015


Nous sommes restés deux jours à Katmandou et ensuite direction Pokhara en bus pour une durée de 7h30. La vallée de Katmandou est toujours aussi belle, nous avons eu la chance de voir des paysages différents que lors de notre précédent passage, rizières en pousse, rivières grossies, verdures abondantes et luxuriantes.

Paysage de rizières 

Vallée de Kathmandou

Vallée de Kathmandou 

Vallée de Kathmandou 

Arrivée à Pokhara et installation chez nos amis Raj et Anita et leurs enfants. Une petite semaine de repos dans une merveilleuse vallée. Des balades, visites de temples et de la vieille ville. Nous avons aussi revu Aita et sa famille au complet pour partager un délicieux Dal Bat en leur compagnie.
Nous avons passé une soirée au Red Tomato pour fêter  l'anniversaire de Charlotte. Elle aime les mo-mo, plat traditionnel, nous lui avons offert un tee-shirt à  cette effigie.
Prince et Marie

Les amis de Pokhara

Retrouvailles heureuses 

En route pour l'école 

Fin d'après-midi dansant


Provision de bois pour la cuisine

Réparation de parapluie 


Traversée risquée 

Crépuscule  sur le lac Phewa Tal

Arrivée sur Katmandou en fin de journée 

Retour sur Kathmandou pour les deux derniers jours de Charlotte au Népal avant son départ pour Paris. Quelques effusions, un peu de tristesse de se quitter et beaucoup de souvenirs partagés. En ce qui nous concerne nous allons  nous envoler vers Rangoon, capitale de la Birmanie. Nous devrions y être jeudi 2 juin pour 28 jours, durée officielle permise.

Pascal et Marie 

samedi 28 mai 2016

Encore plus au nord Jammu- Cachemire - Ladhak


Pour ceux qui ne connaissent pas et pour ceux qui connaissent, certainement les moins nombreux ( un clin d'oeil à Michel, il se reconnaîtra) nos pérégrinations vont nous conduire vers le Jammu Cachemire et Laddakh.


Départ en bus pour Srinagar via Jammu prévu à 22h15, une heure de retard puis cinq heures interminables, des fauteuils  défoncés, un bruit tonitruant et un bus sans amortisseur, pas question de dormir ou si peu. Arrivée à quatre heures  du matin à Jammu, attente d'une heure dans un taxi collectif pour qu'il fasse le plein de passagers, puis neuf heures de voiture plus confortable. C'était sans compter sur la route, sinueuse, poussiéreuse et pleines d'ornières. Le paysage était à couper le souffle, des lacs, des forêts verdouillantes, des monts, des vallées, des cultures en terrasses, des troupeaux de chèvres de la province du Cachemire, des brebis, des petits chevaux accompagnant des nomades...

Paysage entre Srinagar et Kargil

Nomades sur la route


Nomades sur la route
Depuis Srinagar nous traversons des villes musulmanes nos journées sont ponctuées par les prières et les récitations des sourates du Coran dites par le muezzin. Nous venons de prendre possession de notre lieu de vie pour trois nuits. Il s'agit d'une péniche sur le fleuve Jhelum de Srinagar, un rêve réalisé pour Pascal, un havre de paix pour nous trois. Un petit salon, une salle à manger, deux chambres et une petite terrasse. Temps plus clément ce soir nous avons mis un sweat et une petite couverture sera nécessaire cette nuit.

Plus ancienne mosquée de Srinagar 

House boats sur le fleuve Jhelum

Nous sommes allés visiter la vieille ville avec notre hôte, avons pu admirer la mosquée de Khanqah Shah-i-Hamadan bâti en 1730, avec des façades et intérieurs recouverts de reliefs en papier mâché (nous ne pourrons que l'admirer de  l'extérieur, seuls les musulmans pouvant y entrer) ; le tombeau de Badshah, Jama Masjid mosquée de 1672, les 378 piliers qui la soutienne proviennent d'un seul cèdre de l'Himalaya. Le lendemain à l'aube nous sommes allés voir un marché flottant sur le Lac Dal, nous étions confortablement installés dans une barque nous faisant expliquer le mode de vie sur le lac par le rameur. Il y avait  des fleurs, des légumes en tout genre ; les  vendeurs installés en position du lotus sur l'avant de leur barque avançaient au moyen d'une rame ayant la forme d'une feuille de lotus. Nous naviguerons durant plus d'une heure dans les dédales et méandres du lac, approchant des îles habitées et cultivées. Nous prendrons un petit dejeuner après avoir accosté sur une île, thé cachemiri et pain cachemiri ; un régal pour les papilles pendant que le soleil pointait ses rayons.  Dans la matinée, visite d'une usine à soie, show room pour Charlotte,  promenade dans des jardins. En fin d'apres midi nous allons faire un tour sur le marché pour y acheter des legumes et des fruits. Nous avons été très touchés par les habitants de Srinagar déplorant que leur ville ne soit pas plus visitée, ayant une certaine amertume face aux médias et à la situation politique actuelle.
Marché flottant sur le lac Dal


Marché  flottant sur le lac Dal
Paysage fantastique 

Route fantastique !!

Passage fantastique 

Plateau habité en altitude 


Nous sommes partis pour Leh dans le Ladhak avec une halte à Kargil. Bus rempli de balots et seulement douze passagers. Au bout d'une heure de route nous ne pouvions plus lâcher nos appareils photos, des paysages différents se livraient à nous. Des rizières, des cours  d'eau, des cascades, des petites chevaux, des monts enneigées. Au détour d'une vallée, alors que nous devorions ce paysage et que les superlatifs nous manquaient nous restament bouche bée. Des appics, des glaciers, des pics rocheux recouverts de plusieurs mètres de neige, des centaines de petits chevaux bâtés.
Nous avons eu quelques frayeurs lorsque le bus s'est engagé vers le col que nous devions passer. La route n'est ouverte que depuis quelques jours, comme toutes les années il a fallu la remettre en état, nous avions l'impression de rejouer le film le salaire de la peur. Nous sommes passés dans le glacier, une traverse y avait été faite, six mètres de glace de part et d'autre. A mesure que le bus montait  nous regardions le vide sur notre droite, Pascal et moi étions aux premières loges,  la peur était présente personne ne parlait dans l'habitacle. Au détour d'un virage le bus à glissé, l'arrière du véhicule à fait une  embardée, nous avons eu très peur, il nous tardait d'arriver en haut... À Kargil nous avons acheté des petits pains, le vendeur a interpelé Pascal afin qu'il l'aide à entrer en contact avec une jeune femme en France, une relation arrangée... Encore une rencontre sortie tout droit de cette Inde étonnante.
Au levé du jour départ à cinq heures , il ne nous restait que huit heures à faire pour rejoindre Leh, c'était sans compter une panne qui nous a clouée sept heures dans un petit village. Nous avons fait de belles rencontres, un homme dans sa gargote avec le même  humour que Pascal, son épouse, des gens qui allaient et venaient. L'ambiance était très sympa cela nous a rapproché des autres voyageurs. Que dire des paysages, quelques photos qui parleront d'elles mêmes.

Incroyable paysage 



Descente sur Leh, paysage désertique 




Enfin arrivé à Leh altitude 3 520 mètres, Chow guest house super sympa, on nous offre une soupe ladhakie et au lit. Nous allons nous reposer et nous acclimater à l'altitude.
Marie


Première journée à Leh après une bonne nuit réparatrice. Un petit déjeuner ladhaki servi par notre hôtesse, thé à la menthe et pain ladhaki et omelette aux petits légumes. Rencontre avec la ville, étonnamment calme par rapport aux autres villes indiennes. ( Je dois préciser que le Ladhak est peuplé de 70% de bouddhistes, le Cachemire de 70% de musulmans et Jammu de 70% d'hindous. Chacun de ces états à sa majorité.)

Vieille ville de Leh

Vieille ville de Leh

Épices sur le marché  de rue

Nous décidons de nous acclimater à l'altitude, 3500m, ce n'est pas rien car chaque organisme réagit différemment. Les guides papiers et nos hôtes nous le conseille fortement. Prendre le temps de promener en ville, arpenter à notre rythme les rues et ruelles de la vieille cité. Nous découvrons un paysage encore différent. La ville est adossée à une colline et s'étend vers une verte vallée entourée par des sommets enneigés d'un côté et des monts totalement pelés et désertiques de l'autre. Un contraste saisissant, que l'on découvrira par la suite quand nous débuterons notre "trek" de trois jours. 
Une visite guidée dans la vieille ville avec un défenseur du patrimoine local nous apprendra que la superficie des terres cultivables diminue chaque année au profit de constructions dédiées au tourisme, hôtels, guest house.....Un drame pour les populations rurales.


Trek direction Rumbak 4050 m

Paysage lors du trek

Villageois de Rumbak aux champs


Quelques éléments descriptifs du trek, c'est une guide qui nous accompagnera pour cette randonnée. Une ladhakie pure souche originaire d'un village perché à 3800m d'altitude et qui parle l'anglais et connait le terrain. Nous voici en marche après une demi heure de voiture nous conduisant au point de départ. La montée semble tranquille, mais trompeuse, le souffle de raréfie, les pauses sont régulières sur les conseils d'Ishey. Déjà 4 heures de marche, cela ne paraît pas, mais cela grimpe. La tête se serre, les globules rouges mettent du temps à s'auto multiplier, nous regardons le paysage comme lunaire qui nous entoure. Quelques paysans avec une ou deux vaches, des chamois du Laddakh et des perdrix. Le but du jour est d'arriver à Rumback, petit village perché à 4050m. Nous faisons une dernière halte pour prendre notre repas du midi. Le souffle manque malgré les conseils respiratoires d'Ishey. Il nous reste environ une demi heure, Marie n'en peu mais, Charlotte ne dit rien et avance, quant à moi il me faut ralentir et faire des petits pas. Nous arrivons à l "home stay", un thé et des petits gâteaux en guise de bienvenue. La fatigue est là, il faut s'acclimater, nos poumons demandent de l'air, mais il est rare, n'oublions pas que nous sommes occidentaux. Marie à envie de vomir, le mal des montagnes dû à l'altitude s'est installé. Ishey, Marie et moi faisons un somme. Charlotte est dehors sur la terrasse, puis s'absente pour visiter le village et en profite pour se faire invité à boire un thé dans la maison d'un vieux monsieur qui joue avec son petit fils. Il est prévu pour le lendemain matin de nous diriger vers un col situé à 4900m et d'en revenir dans la journée. Nous sommes interrogatifs, pourrons nous y accéder ? L'étau se resserre dans la tête de Marie, elle n'est pas bien et manque d'oxygène. Nous nous consultons avec Ishey et décidons d'attendre le lendemain pour prendre la décision de grimper ou non.
Pas d'amélioration, la décision est prise de redescendre à Leh. Le retour se fait par paliers. Arrivés à la Guesthouse, notre hôte est étonné mais nous dit savoir que de nombreux touristes même entraînés ont ce type de problème. Le lendemain, malgré le repos, notre hôte nous conseille de conduire Marie à l'hôpital pour une séance d'oxygène. Nous sommes reçus dans un service spécialisé pour ce problème de mal d'altitude, Marie est immédiatement prise en charge par un médecin, une infirmière l'a met sous oxygène et lui injecte un produit qui va résorber la pression dans la boîte crânienne. La salle est déjà occupée par des touristes indiens venant d'autres états. Puis au fil des heures tous les lits sont occupés. Nous resterons une bonne partie de la journée avec un contrôle régulier effectué par des infirmières consciencieuses. La sortie se fera avec des médicaments ordonnés pour trois jours.
Le retour à notre guest house et du repos. Le lendemain une visite au Shanti Stupa avec un point de vue magnifique sur la ville et ses montagnes environnantes. Nous quitterons Leh et le Laddahk pour Delhi et ensuite le Népal.
Pascal 

Le Ladhak vu d'en haut


lundi 23 mai 2016

Cap sur le Penjab-Amritsar

Nous  sommes de retour à Delhi après notre périple au Rajasthan (Pascal finalise l'article). Hier nous avons bu quelques bières en apéro puis mangé des pizzas arrosées avec un bon vin ; une cuvée spéciale de marciac que nos amis avaient glissés dans leur sac. Nos papilles étaient chamboulées après quatre mois "d'abstinence"...   Charlotte, Nathalie et Jacques vont aller visiter la ville, nous allons finaliser la suite de notre voyage.  Mercredi 3 mai nous prenons le train pour Amritsar, à 7h20 du matin. Normalement nous ne devrions pas avoir de surprise celui ci part de Delhi. Mais on ne sait jamais car tout est possible en Inde. Charlotte va-t-elle connaître la joie du voyage en train ?  Jacques et Nathalie vont continuer leur voyage pour 10 jours. Histoire d'être au plus près de notre quotidien, il est 9h température 34°c tout comme les jours précédents nous atteindrons les 44°c dans la journée.

Le train est parti et arrivé à l'heure, la poisse a quitté Charlotte ; elle a même voyagé dans un compartiment climatisé, ça change de celui des toilettes n'est ce pas princesse au petit pois... Nous sommes arrivés à Amritsar, nous sommes installés dans l'auberge de jeunesse pour partir explorer la ville. Amritsar abrite le sanctuaire le plus sacré du sikhisme, inspirant l'humilité, le temple d'or est l'un des sites les plus sereins du pays ; en contraste avec les embouteillages, les rues agitées et bruits de circulation.

Alors que nous dormirons à points fermés dans nos lits superposés, des rires nous ont réveillés. Trois routards et Lucky de l'auberge ont entonné un "happy birthday to you" à Charlotte 70 ans le 5 mai. Elle était toute ensomeillee et émue, manu minitari, nos joyeux lurons nous ont fait descendre de nos lits direction la salle commune. Charlotte à eu droit à un bis, elle a soufflé ses bougies, Lucky lui a fait un léger maquillage à la crème. Le gâteau était excellent, de surcroît le prénom de notre amie y était inscrit ; elle avait des paillettes plein les yeux... Charlotte n'est pas prête d'oublier cet anniversaire.

Nous sommes allés assister à la descente des couleurs au poste-frontière entre l'Inde et le Pakistan instauré depuis 1959 suite à  la partition des deux pays en 1947. Le baisser de drapeau est un spectacle, une sorte de ballet entre les militaires des deux nations. Cette frontière a coupé en deux le village de wagah au Penjab entre Amritsar et Lahore. Des milliers de personnes de chaque pays s'y rendent et chacun y va de chants, de cris et de postures intimidantes. Cela se fini  une poignée de main rapide entre un Indien et un pakistanais avant la fermeture des grilles.

Ce matin grâce matinée puis quelques achats ; nous sommes rentrés dans un magasin pour acheter des saris, comme les indiennes nous avons eu un étalage de couleurs, le choix fut difficile. Quelques chemisettes pour nos petits-fils  puis direction  l'auberge, avant cela nous sommes allées nous faire épiler les sourcils à la méthode indienne ; une nouvelle expérience pour Charlotte.

Marie 
Pèlerin au temple

Temple d'or d'Amritsar



En sommes nous capables??




Descente des couleurs à  la frontière 

dimanche 22 mai 2016

Balade au Rajasthan


Je ne sais pas si je vous avais précisé que Jacques et Nathalie sont arrivés a Delhi et que nous allons partir tous les cinq en voiture avec chauffeur pour 14 jours  sur les routes rajasthani. Nous quittons Delhi une nouvelle fois, cette fois ci direction le Rajasthan. La première étape sera pour Jaipur, capitale de l'État. Un état, au 2/3 grand comme la France et peuplé d'environ 69 millions d'habitants au dernier recensement de 2011. Nous vous proposons une a deux photos, peut être plus pour illustrer chaque étape. Il nous sera douloureux de faire un choix.
La route se fait sans encombre et nous arrivons à Jaipur où nous découvrons une ville peuplée et bruyante comme l'Inde en compte par dizaine. Après une bonne nuit de sommeil et un copieux petit dejeuner, sous une chaleur relative, nous partons découvrir le palais d'Amber. Un palais de toute beauté, de forme très allongée pour épouser la colline sur lequel il est situé, il est entouré de remparts crénelés. Les principaux bâtiments le composant datent de la fin du XIV siècle.

Arrivée des Morel à Delhi

Palais des vents à Jaipur

Fort d'Amber à Jaipur

Indiennes au fort d'Amber
jardinier au fort d'Amber

Fort d'Amber, Jaipur

Le jour suivant, nous nous dirigeons vers Pushkar en faisant une halte de quelques heures à Ajmer, lieu de pèlerinage pour les musulmans comme pour les hindous. Une magnifique mosquée qui demeure un bastion de l'islam au coeur de l'hindouisme.
Il y fait une chaleur étouffante, après la visite de la mosquée, nous allons déjeuner dans un restaurant populaire après avoir parcouru les petites ruelles de la ville et croisé sur un marché des indiens accueillants et souriants, chacun demandant qu'une photo soit prise avec ou sans notre compagnie. Population fière de se montrer dans une ville où le touriste ne s'arrête pas. Nous en faisions partie. 

Sur le marché d'Ajmer

Sur le marché d'Ajmer

Sur le marché d'Ajmer

Mosquée d' Adhai-din Ka Jhonpra à Ajmer

Nous gagnons Pushkar et ses ghâts, petite ville tranquille où une agréable guest house nous attend pour de délicieux lassi à la mangue et au citron. Une visite aux ghâts avec un coucher de soleil splendide et un repos mérité en admirant le paysage.

Charlotte à  Pushkar

Nathalie et Pascal à Pushkar

Les ghats de Pushkar

Notre troisième jour au Rajasthan nous conduira à Chittorgarh, plus au sud, ville sans grand intérêt si ce n'est son fort et ses multiples temples plus beaux les uns que les autres. Une monumentale cité à ciel ouvert. Que dire de Chittorgarh qui se trouve hors des sentiers battus, à tort bien sûr, une forteresse qui domine la ville industrieuse, ancienne capitale du Mewar. Nous vous conseillons de lire un peu de l'histoire des Rajoutés à ce propos. Je vous disais que des temples furent bâtit au seizième siècle. Le plus ancien et le plus important fut celui édifié sous le règne de Bannir qui donna une somme équivalente à son poids pour financer les travaux. Trois heures de visites des différents édifices ont été nécessaires pour conclure notre après midi torride.
Nous avons couché dans un hôtel qui n'était pas encore ouvert à la clientèle, propre et calme, la nuit avec le ventilateur laissant ses pâles nous envoyer de l'air presque frais.
Colonne de la victoire Chittorgarh 

Palais de Chittorgarh 

Détail de Chittorgarh 


Ce matin, nous reprenons la route pour Udaipur et son palais des milles et une nuits. Un palais construit au bord du lac. L'architecture de ce dernier est splendide. Le Maharadjah vit encore avec sa famille dans une des ailes de l'édifice. La ville d'Udaipur fait figure de village au regard des grandes cités comme Jaipur où Jodhpur. Une ville à dimension humaine dans laquelle nous verrons sans craindre d'être bousculés par un véhicule à moteur. Ce sera par une vache que nous serons ennuyés. Celle ci donnant sur son passage des coups de cornes et de pieds, sans aucune gravité, il faut se garer lors de son passage. Nous sommes allés prendre un rafraîchissement dans un hôtel avec terrasse sur le toit afin d'admirer le coucher de soleil sur le lac et sur le palais, magnifique, la température à diminuée de deux degrés. Un thali Rajasthan dans un petit restaurant et direction la guest house pour un prendre une bonne douche froide.
Scène  de rue à Udaipur 

Les ghats sur le lac d'Udaipur

Le crépuscule sur le lac

Bains sacrés 

Intérieur  de nôtre  hôtel 

Nous devant le palais du Maharadjah 

Vue sur le lac

Palais de Cumbalgarh

Cité  de Cumbalgarh 

Cité  de Cumbalgarh 

Paysan avec sa noria

Paysannes revenant des champs

Palais Jain de Ranakpur 

Le jour suivant départ pour Jodhpur, ville bruyante surtout dans la partie nouvelle. Nous avons trouvé dans la vieille ville aux petites ruelles plus calme, une sympathique guest très bien décorée, sympathique accueil et charmante chambre où il a fait bon y séjourner. Visite du fort de Mananghar, fantastique construction architecturale, décoré à souhait avec des sculptures fines et des moucharabieh de toute beauté. Deux heures de visites sous la chaleur, mais je crois vous avoir déjà parlé de la température....
Le soir quelques bières sur le toit terrasse admirant le fort illuminé. Une repas au "Gipsy restaurant" ou nous nous sommes régalés les papilles gustatives.

Maison bleue de Jodhpur

Fort de Jodhpur la nuit



Le matin du départ pour Jaisalmer est là, nous quittons tous avec regret notre hôtesse et son petit havre avec un peu de tristesse. Mais nous allons trouver en Jaisalmer, une citadelle érigée en plein désert du Thar, à environ 140 kilomètres de la frontière pakistanaise. Jodhpur est séparée de Jaisalmer de 6 h de route. Contents d'etre arrivés pour prendre une douche et un rafraîchissement. La visite de la citadelle avec sa vieille ville enserrée dans ses murs nous séduit. Notre hôte du Sahi Palace nous accompagnera toute la matinée pour nous faire découvrir sa cité. Quelques emplettes décoratives pour notre futur lieu de vie achèveront la journée. Il en est de même que pour Jodhpur, une légère tristesse de quitter ce lieu hors du temps.

Haveli de Mandawa

Vieille ville de Jodhpur 
Dromadaire au pied de la citadelle de Jaisalmer 
Rajput  en pleine discussion


Moyen de locomotion 


Fort de Bikaner
Haveli de Bikaner


L'avant dernier jour nous conduira à Bikaner, réputée pour son fort et ses "Havelis" maisons des riches marchands des siècles passés, route de la soie et caravansérails qui ont fait la renommée de cette région. Décoration en sculpture sur bois, sur pierre et fresque illustrant les épopées familiales et religieuses de l'époque. Malheureusement, le manque d'entretien, la pollution et les moussons successives les abîment énormément. La ville de Mandawa en direction de Delhi, qui clôturera notre balade au Rajasthan n'a rien à envier à Bikaner. Paisible petite ville sur les sentiers touristiques, nous en visiterons quelques splendeur du passé. Heureusement, des défenseurs du patrimoine Mewar se mobilisent pour réhabiliter, restaurer et mettre en valeur ses beautés architecturales.
Pascal

Je  ne pouvais pas ne pas glisser dans ce post quelques petites anecdotes :
La chaleur et l'alimentation épicée ont eu raison de quelques uns d'entre nous :  Charlotte et Jacques ont eu un coup de chaud en début de voyage, Nathalie et moi avons eu recours à un peu de coca (du poison dirait Jacques), Pascal est passé entre les mailles du filet. Rien qui pouvait nous empêcher de profiter de ce voyage.
Notre douce amie Charlotte  a acheté un chargeur de batterie pour son appareil photos et l'a oublié dans une guest house. Elle a occupé une grande chambre digne d'une princesse dans la ville de Jaisalmer. Des tentures, des coussins de toutes formes et couleurs, un petit banc au pied de sa fenêtre avec vue sur le fort,  il ne manquait que le baldaquin. Vous auriez du la voir virvolter dans sa chambre, appréciant ce qui l'entourait , nous l'avons d'ailleurs baptisée la princesse au petit pois. Elle a fait des achats avec Nathalie qui est une redoutable négociatrice, il semblerait qu'aucun vendeur n'ait eu le dernier mot. 
Lors d'une promenade à Jaisalmer, Nathalie est tombé sous le charme d'une tenture bleue nuit flanquée de paons et éléphants. Prix trop élevé pour notre amie dure en affaire ; "Prends-la si elle te plaît" lui a dit Pascal, "non je ne remonterai pas le prix que j'ai proposé, s'il n'est pas d'accord alors je l'accepterais c'est que je ne devais pas la prendre" ; le vendeur a  abdiqué, la valise de Nathalie s'est allourdie.
Jacques s'est entiché d'une paire de chaussures Rajasthani, le vendeur et lui ne sont pas tombés d'accord pour le prix, il a passé son chemin ; tentera d'en trouver le reste du voyage mais sans succès.
Marie