dimanche 27 mars 2016

Petites anecdotes couchées pèle mêle

Je vous  livre quelques petits moments de notre vie en Inde.
Nous nous êtions installés dans un bus, le  chauffeur palabrait avec un homme sur le trottoir côté opposé au volant,   j'étais assise entre les deux. Discussion très animée tant par leur débit rapide que par leurs gestuelles. À un moment ils semblaient ne pas se  comprendre, l'homme debout répétait les mêmes mots, le chauffeur le regardait sans comprendre, tout du moins je l'ai interprétée que cela.  J'ai utilisé la même gestuelle qu'eux, ils m'ont tout d'abord regardé interloqués, ce petit jeu s'est terminé en fou rire.
Dans l'attente d'un train une famille mangeait au sol comme il se doit. Deux petits garçons sont venus vers moi, je dirais que le grand devait avoir cinq ans poussant le petit de deux ans vers moi. Je leur ai tendue la main qu'ils ont serrée et secouée un bon moment accompagné de gloussements. Les codes et rires des enfants sont universels, je n'ai pas mis longtemps à apprivoiser ces deux petits coquins.  Après avoir joué avec eux et leur petit train, j'ai invité le plus petit à venir sur mes genoux. Je lui ai fait "à dada sur mon bidet, quand il p...", il a beaucoup ri son frère aussi, les parents nous regardaient avec un sourire complice. Lorsque toute la petite famille est partie, le petit bout m'a envoyé des bisous avec la main, je lui en ai retourné en soufflant sur ma peaume, il a tenté de m'imiter ; j'ai retrouvé les mimiques de nos petits  enfants. 
Comme je l'ai expliqué les indiens se rendent service dans les bus, un paquet, un enfant peut être pris sur les genoux. Le bus dans lequel nous étions était bondé,  j'ai proposée de tenir le cartable d'un petit garçon, j'ai bien eu l'impression qu'il avait peur que je ne le lui rende pas...
Pascal parlera plus longuement de Pondichéry, je vais vous livrer quelques petites tranches de vie. En Inde certaines femmes mettent du jasmin dans leurs cheveux, les fleurs sont passées sur un fils comme un collier. J'en ai acheté une longueur à une dame muette dont le sourire à lui seul était criant dans l'échange. Elle a tenu à m'offrir une rose, ni une ni deux Pascal à pris la rose a fait une révérence et me la offerte, il a fait de même face à la dame. Les personnes présentes ont beaucoup ri, de ces rires francs sans gêne juste le plaisir du moment. Nous rentrions à la Guesthouse quand nous avons vu comme des box en béton, avec des vestiges de fruits et légumes, une sorte de marché couvert. Au fur et à mesure de nos pas, des hommes, femmes ou enfants étaient couchés dans ces box, et là le charme du marché s'est évanouie, j'eue l'impression de voir des écuries. Cette pensée m'a fait mal, j'ai été chamboulée, dire que l'Inde est faite de paradoxes n'enlève en rien les coups à l'âme.
Marie

Le lendemain lorsque nous sommes passés devant ces "écuries", rien à voir avec ce que nous avions aperçu la veille. Des étals de fruits et légumes avaient envahi l'espace, la vie était là emplie de mouvements de bruits, d'odeurs et saveurs. Comme quoi à une heure différente de la journée les événements peuvent changer.
Pascal


À Tirupathi nous avons du coucher dans un hôtel miteux (pas de choix), draps sales, blates qui se promenaient, pas de douche, une salle de bain crasseuse mais une clim qui fonctionnait, heureusement que nous avions nos sacs à viande !!! Le soir nous  avons mangé dans un petit resto où un rat se promenait sur la vaisselle, une belle bête de 30 cm queue comprise rien à voir avec ratounette (les enfants comprendront, plus particulièrement Camille). 
Sur un quai de bus une drôle de machine nous a interpelée Pascal et moi, on aurait dit une machine que l'on voit à la vogue, en fait il s'agissait d'un pèse personne. Je suis montée sur la dite machine, j'ai attendu que la balance s'équilibre puis j'ai appuyé sur un bouton, un ticket de la taille de celui du métro est sorti avec mon poids imprimé dessus. Vous auriez dû nous voir de vrais gamins.
Dans un autre resto, un autre jour, le serveur à pris notre commande et à dévalé les escaliers pour aller acheter les ingrédients, ce ballet a continué au fur et à mesure des commandes, idem pour la monnaie. 
Nous avons eu recours à l'aide d'un policier pour traverser une route à quatre voies à Hyderabad. Tel un chevalier il a fait rempart de son corps, bras en avant, nous derrière lui et tout ça sous les klaxons hurlants. 
Je n'oublierais pas de vous parler des rencontres improbables sur les trottoirs et routes, vaches, chèvres, bufflons, cochons noirs. Et les odeurs que dire des odeurs... Il faudrait un bocal pour les glisser, elles se côtoient, se mêlent, s'opposent, se reniflent, s'évitent bien que cela soit bien difficile; jugez plutôt sur le même trottoir : encens, épices, odeur de putréfaction, nourriture, sel marin, urines, égouts à ciel ouvert... 
J'aime prendre le train, observer cette micro société. Dans l'attente du départ, des femmes posent leurs paquets, leur sacs, leur bassine et s'installent en tailleur sur le quai en riant, souriant, des enfants courent, des hommes discutent c'est cette joie de vivre qui m'interpelle.    Je ne sens aucun jugement, personne ne s'observe en coin, chacun a sa place. Les choses se font lentement, le ton ne monte pas, les petits désaccords sont réglées dans le calme... Dans le wagon j'ai pu observer une jeune maman avec son bébé, elle avait accroché un drap entre les deux banquettes du haut afin d'improviser un berceau pour son bébé. Elle faisait le voyage avec son mari et une dame qui m'a semblé être sa belle-mère. Le bébé avait chaud, dormait peu, pleurait beaucoup, la jeune maman épuisée dormait, et naturellement la grand-mère a pris le relais. Elle s'est installée avec son petit fils face à elle, un tendre regard sur l'enfant et le paysage qui défile. Ces deux générations se sont relayaient auprès de l'enfant. Je dois dire que les attentions auprès des petits  n'ont rien à voir avec les nôtres. De bonnes tapes de cow-boys dans le dos pour apaiser, des balancements relativement forts et saccadés (nous avons pensé au syndrome du bébé secoué).Tout au long du voyage en train il nous est proposé à la vente toutes sortes d'articles de l'ice cream, chips, eau, samossas, Chaï, café, fruits et même des chaussures au cas où...
Les repas en train sont également  intéressants, il y a ceux qui emmènent leur "gamelle", d'autres leur plat où sera servi du riz avec des légumes épicés, tout ça présenté dans de gros sauts en inox, et une grosse louche de ci, une grosse louche de ça. Le repas est pris relativement vite malgré les grosses quantités, quelques rots les ponctuent. Les mains sont lavées et chacun s'installe confortablement. Des dames discutent allongées sur le côté, en face à face chacune sur leur banquette, les hommes commencent à s'assoupir, les enfants sont calmes et en moins de dix minutes le silence n'est ponctué que par des ronflements et le bruit des ventilateurs. Nous avons la chance d'être là, de partager un petit bout de vie avec nos hôtes, de faire partie de ce voyage, nous nous allongeons et tout comme ce petit monde nous faisons la sieste. Trente minutes avant l'arrivée, je vois un homme à quatre pattes avec un plumeau dérisoire à la main. Il balaie le couloir, sous les blanquettes, entre les jambes des passagers, vérifie les paquets vides, avec l'espoir peut-être...  Il fait son travail consciencieusement, à quatre pattes, certaines personnes ne semblent pas le voir, tel un sous homme, mes représentations sont chamboulées. Une fois le travail accompli il passera pour demander une pièce, l'Inde me questionne, me déplaît, me fascine, me révolte.
Dimanche 27 mars, alors que Pascal était cloué au lit à cause d'un repas mal passé, je suis allée me promener. Dans la même rue j'ai vu des messieurs qui se laver à la pompe, alors qu'un chien était entrain de crever dans l'eau qui circulait dans la rue. Des dames faisaient les manars dans la construction d'un bâtiment, de gros  sots de sable sur la  tête, des briques pour certaines. Deux jeunes femmes  balayaient dans la rue, tout en observant les vacanciers au travers d'un trou dans la palissade. Cette sensation de ne pouvoir pas accéder au luxe d'un gazon qui ferait pâlir Wimbledon. Elles ne l'ont peut-être  pas vécu comme cela, mais j'ai eu mal pour elles. Parfois il est bien difficile de garder la distance à ces ressentis qui me révoltes.
Marie

mardi 15 mars 2016

Retour en Inde, (aux INDES)

Bonsoir à tous ceux qui nous lisent. De retour en Inde depuis maintenant neuf jours. Pourquoi aux Indes, parce que l'Inde est multiple, variée et surprenante d'un état à l'autre, d'une ville à une autre, d'une langue à une autre.
Nous allons toujours découvrant ce pays oh! combien fascinant et désorientant. Nous voici donc à Madurai, ville la plus importante et la plus culturelle de l'État du Tamil Nadu, avec ses 1,3 millions d'habitants.
Elle est illustrée par le plus grand temple de l'Inde du sud. Le temple de meenakshi hautement Tamoul dans sa construction. Madurai à une histoire de plus de 2500 ans.

Temple de Meenashki

Temple de Meenashki (Madurai)



Ensuite, nous avons pris un train, roulant à 30 km/heure pour aller nous plonger dans le petit village de Rameshwaran île sur l'extrême côte sud est à seulement 33km des côtes du Sri lankais. Un festival hindou battait son plein avec des milliers de pèlerins de toute l'Inde venant prendre leur bain spirituel dans la mer. Après deux jours de processions, de bains sacrés dans la mer et dans les 22 bains que compte le temple purificateur, nous sommes partis à la rencontre de Pondichéry, ancien "comptoir" français de la compagnie des Indes.

Bain purificateur pendant le festival

Bain purificateur pendant le festival

Festival de Mahashiwarathri


Statue de Gandhi à Pondichéry


Cathédrale de Pondichéry


Nous sommes actuellement à Mamalapuram, lieu, lui aussi hautement religieux, lieu de pèlerinage érigé au septième siècle par la dynastie des Palava. Des temples particuliers avec vue sur la mer, dédiés aux divinités les plus importantes et significatives du Panthéon indien. Shiva, Vishnu, Krishna.....Un voyage dans un lieu magique.(photos à venir).
Nous accompagnons ce texte un peu plus court qu'à l'ordinaire par des clichés qui vous donneront un aperçu de ces beautés architecturales et humaines.
Pascal

jeudi 10 mars 2016

Derniers jours au Sri-Lanka

Il y a des jours où nous avons la possibilité ou la surprise d'assister à des cérémonies au Sri Lanka. Il n'en a pas été de même à Matale nous sommes arrivés une semaine trop tard ; en effet la troisième semaine de février a lieu le festival Theru. Des divinités sont installées sur d'immenses chariots confectionnés il y a déjà des dizaines d'années. Ils font le tour de la ville tirés par des immenses cordages eux-mêmes tenus par des hommes, femmes et enfants.  Ils feront de cette façon le tour de la ville  24 heures sur 24 durant plusieurs jours. Les pèlerins les suivront en chantant et des musiciens accompagneront les déambulations, certains  sur des braises ardentes. Vous pourrez si vous le souhaitez consulter YouTube matelinstalléefestival 2016. Nous avons pu visiter et admirer le temple hindou, puis avons continué notre route sur Negombo.
Nous sommes allés nous promener en direction du marché aux poissons, ceux qui me connaissent savent à quel point cette odeur m'est "agréable", j'ai dû le traverser en apné ou presque. Trois conducteurs de tuk tuk étaient installés sous un arbre les pieds sur un gros pneu de camion. Ils nous ont invités à nous installer avec eux. Un peu d'anglais, beaucoup de gestuelle, de mimiques et des fous rire à foison. Nous avons continué notre marche 35 degrés, Pascal prenant une photo par ci, une photo par là, je me suis installée à l'ombre d'une maison dans l'attente de son retour. Quand Pascal m'a rejoint le propriétaire de la demeure nous a invité à nous mettre à l'ombre dans la cour ombragée. Un des messieurs est monté sur l'arbre et à détaché trois noix de coco. Nous sommes restés une bonne demi-heure à palabrer avec eux tout en sirotant notre brevage ;  puis avons continué notre chemin. Se déplacer  à pied est un bon moyen pour aller à la rencontre de l'Autre. Dans ces pays le langage non verbal prend tout son sens.
Avant de quitter le Sri Lanka, petits détails : tous les jours ou presque nous allons à la pharmacie ; ne vous inquiétez pas nous ne sommes pas malade.  Nous nous achetons notre glace quotidienne, outre des médicaments nous y trouvons des produits de toilette, de l'eau, du lait, des lunettes de soleil, des biscuits, des chips, de la petite épicerie  ... En règle générale nous faisons un repas de fruits par jour accompagnés parfois par un curd, il s'agit d'un fromage à base de lait de bufflonne ; un régal !!! Lors d'une promenade dans la rue j'ai fait recoudre mes chaussures en cuir par un cordonnier. Laissez votre représentation de côté, le cordonnier en question était assis dans la rue, trois bouts de bois tenaient un toit en carton afin de l'abriter de la chaleur. Il ne possédait que quelques aiguilles, du gros fils, un poinçon,  un peu de colle et un grand sourire. En 15 minutes mes chaussures étaient ressemellees.
De temps en temps nous entendons au loin la lettre à Élise, c'est la musique qui annonce l'arrivée du vendeur de brioches et petits pains en tout genre ; le vendeur de glaces ambulant à également son hymne. Je suis allée chez une coiffeuse pour me faire épiler les sourcils, pas intéressant me direz-vous, attendez, lisez plutôt... Quelle n'a pas été ma surprise, j'ai eu droit à une technique avec du fils à coudre. J'ai dû tenir mon sourcil, la jeune femme avait une dextérité incroyable, un petit coup de ciseaux pour égaliser le tout et résultat bluffant.
Nous quittons le Sri Lanka à regret mais avec la joie de retrouver l'Inde et ses turpitudes.
Marie
Temple hindou Matale


Temple hindou Matale

Cordonnier à Negombo


Pêcheurs à Negombo



Pêcheurs sur catamaran

Pêcheurs à Negombo

Cueillette de noix de coco


Catamaran sur la plage de Negombo








Sigirya ou rocher du lion

Sigiriya est un lieu de pèlerinage pour les bouddhistes Sri Lankais. Nous y sommes restés deux jours et avons dormi dans une guesthouse au village à quelques kilomètres du rocher. En attendant de grimper sur le rocher nous avons pris l'atmosphère de la ville et de ses alentours. Nous avons loué des bicyclettes et sommes allés à la découverte du lac et de la forêt qui entourent le site. Durant notre balade, nous avons rencontré un vendeur de glaces avec qui nous avons sympathisé. Le lendemain, nous avons attendu 16h pour effectuer l'ascension du rocher avec une foule de pèlerins. Des pèlerins de nationalités différentes surtout des Chinois, des Sri Lankais et des touristes étrangers comme nous.
Même apres avoir commencé l'ascension vers 17h nous sommes arrivés en haut rouges et transpirants il est vrai que la chaleur approchait les 34 degrés. Nous avons franchi des marches qui au départ sont relativement simples, pour nous retrouver pratiquement sur des échelles en ferraille nous conduisant à des fresques magnifiques représentant des femmes dans toute leur beauté. Puis nous avons continué à grimper jusqu'à un terre-plein où les deux pattes avant d'un lion sont sculptés dans la roche avec ses griffes. Nous pénétrons dans la gueule du lion pour accéder à la plate-forme finale tout en haut du rocher. Des vestiges de temples nous attendent ainsi que celui d'un monastère une vue magnifique s'offre à nous. Nous n'avons pas attendu le coucher du soleil en haut du rocher et avons préféré redescendre pour voir celui-ci frapper la roche granitique et la colorer avec les rayons du soleil couchant.
Lors de notre discussion avec le glacier celui-ci a souhaité nous inviter à dîner chez lui avec sa famille, il est venu nous chercher a notre Guesthouse avec son véhicule. Nous avons fait la connaissance de son épouse, de son fils aîné et de sa fille cadette de 12 ans. Un rice and curry nous attendait et en apéritif une bière qu'il est allé nous chercher à l'échoppe d'à côté. Nous avons dîné tous les trois son épouse et ses enfants dînant après nous puis il nous a ramené. Nous avons pris quelques photos et avons échangé nos adresses courriels il était fièr et content de nous avoir reçu chez lui.
Le lendemain nous nous sommes dirigés vers Dambula situé à 30 km de Sigiriya.Nous avons visité un temple bouddhiste avec un immense Bouddha assis et sur un rocher granitique des grottes avec des Bouddha couchés, debouts et assis, des peintures figuraient sur tous les murs et les plafonds des scènes de la vie de Bouddha. 
La soirée dans la Guesthouse a été haute en couleurs notre hôte, fanatique de Bob Marley non seulement avec son tuc tuc aux couleurs de la Jamaïque mais lui-même était habillé comme son idole. Quelques touristes et des Sri Lankais étaient présents, nous avons bu de la bière et deux vodka différentes, nous nous sommes levés  avec un petit mal aux cheveux. Une ambiance sympathique et bien arrosée ce qui ne nous était pas arrivé depuis longtemps.
Pascal
Sigirya ou rocher du lion

Griffes du lion


Petitesse de l'être humain

Au sommet de Sigiyria



Bouddha entouré de son cobra



Rice et curry preparé par notre hôtesse

Bob Marley tirant sur les singes

Tuc tuc de "Bob Marley"

Bouddha en or (Damboulla)






Fleur de lotus sacrée


Bouddha au nirvana
Je vais apporter quelques précisions sur notre passage à Dambulla : Pascal a été initié au cricket  par quatre gamins dans la rue. Un des gamins  lui a envoyé quelques balles bien senties, il a pu constater que le cricket  n'était pas un jeu de chochottes. Pendant ce temps j'ai été captée par le charme d'une petite fille avec qui j'ai joué. Sportif jusqu'au bout des pieds,  le matin de notre départ  Pascal a joué au foot avec un des enfants un peu lésé la veille.
Marie

Initiation au criquet
Enfant séductrice

mercredi 2 mars 2016

Site historique de Polonnaruwa patrimoine mondial de l'UNESCO

La veille nous avions visité la ville afin de nous en imprégner. Nous avons rencontré des personnes qui se lavaient dans un canal, certaines qui tentaient quelques longueurs. Nous avons aperçu un iguane et avons fait ami-ami avec des petits chiots (j'en aurai bien ramené un).  Alors que nous rentrions à pieds éclairés par notre frontale, un conducteur de tuc tuc s'est arrêté et nous a proposé de nous ramener gracieusement à la guesthouse.  Nous avons sympathisé et avons eu le plaisir de faire la connaissance de sa femme et de ses enfants.
Comme à l'accoutumé nous avons enfourché nos vélos pour visiter le site de polonnaruwa. Deux montures bien fatiguées et bien bruyantes, pour la petite histoire je n'ai pas réussi à freiner dans un chemin de pierres et ai fait un soleil (sans gravité). Polonnaruwa et une des anciennes capitale du Sri Lanka, elle présente de nombreux monuments bien conservés influencés  par l'architecture hindoue. Nous essaierons de mettre des photos à la hauteur de cette beauté.
Marie
Famille amie/amie


Roshan purifiant la maison 

Polonnaruwa

Iguane en promenade

Entrée du temple des quatre bouddhas (vatadage)

Tête de Bouddha

Satmahal Prasada

Ghalpota (inscription sur pierre)


Le temple shiva dévale (hindou)

Banian, arbre sacré pris dans les ruines

Grand Dagoba blanc

Bouddha de sept mètres étêté

Gal Viharaya

Bassin en fleur de lotus






mardi 1 mars 2016

Anuradhapura et Mihintale

Après ces dix heures de train, un vrai taxi nous attendait à la gare à notre grande surprise. Un 4x4 avec clim pour quelques kilomètres, bien agréables je dois dire. Le proprio de l'hôtel connaissait notre l'heure d'arrivée et avait mandaté ce taxi confortable pas plus cher qu'un habituel tuc tuc. Une douche appréciée, un petit dîner et un plan échafaudé pour le lendemain. La visite de la citée sacrée en vélo. La superficie est tellement immense qu'il nous avait été conseillé de louer des vélos. Après avoir visité le musée "archéologique", nous avons enfourché nos bicyclettes, que le loueur nous avait préparé et en avant avec un plan  qui s'avèrera peu fiable. Conduite à gauche obligée il nous a fallu être un peu vigilants.
Une citée grandiose emplie de ruines toutes aussi belles et encore utilisées comme lieu saint par bon nombre de pèlerins. Nous visiterons des monuments comme des dagoba énormes, des séances tours de briques, des bassins anciens..le tout sous 34 degrés. Nous nous proménerons ainsi jusqu'à 18H ; heure à laquelle nous devrions rendre les vélos à notre loueur. Lorsque nous avons visiter le dernier temple bouddhiste, le plus beau et majestueux de tous, une cérémonie allai commencer. Un hélicoptère, tournait au dessus de l'espace et deversait par centaines de litres des fleurs de lotus, fleur sacrée chez les bouddhistes. Une foule de pèlerins vêtue de blanc, surtout les femmes se sont installées les unes derrières les autres, avec nombre d'entre elles portant sur la tête des offrandes diverses ( biscuits, pâtes, shampoing...le tout dans des boites en plastiques) dédiées à Bouddha. D'autres sur leur passage chantaient les mains jointes et s'avançaient pour toucher les offrandes.
Puis vinrent les hommes porteurs eux aussi d'offrandes. D'autres hommes et d'autres femmes, puis des pèlerins sont venus s'agglutiner auprès d'eux, laissant passer la colonne dans le plus grand respect.( voir les photos). Toute cette procession s'est dirigée vers les abords du Dagoba, (temple). Les musiciens près de l'entrée ont entonné des chants védiques, les pèlerins offrant des fleurs de lotus, de l'encens, des petites lampes à huile en terre,  les disposant sur un espace réservé à cet effet. La foule augmentait, les moines sont arrivés à leur tour en colonne, quelques novices étaient parmi eux, l'hélicoptère tournait encore, les fleurs arrosaient le Dagoba blanc, une intense sérénité se dégageait à ce moment là.
Une foule immense, dévote, attendra jusqu'à la nuit pour assister à la suite de la cérémonie. Quant à nous, nous avons dû interrompre notre présence, le vélos devaient être rendu pour 18h.
Nous reprendrons la route jusqu'au musée ou le loueur nous rejoint en moto, il nous demande de ramener les vélos chez lui. Devant la porte de sa maison, sa femme et sa fille nous attendent. Elle nous propose de boire un jus de fruits maison. Nous nous installions dans le canapé et échangeons sur nous et la France. Elle souhaite que l'on reste dîner, mais la journée à été fatiguant et chaude, il fait déjà nuit. Son mari nous ramène à l'hôtel avec son tuc tuc, sans frais.

Pascal

Dagoba ancien sans son (plâtre)


Pèlerins en prière

Pierre de lune (moonstone)

Ruines de monastère

Hélicoptère lançant des fleurs de lotus

Procession de fidèles

Procession de moines

Banderole processionnaire


Nous sommes partis de bon heure afin d'éviter les grosses chaleur pour  aller  visiter Mihintale. Cette ville tient une place particulière dans l'histoire nationale. Mihintale est considérée comme le point d'entrée du bouddhisme au Sri Lanka. L'exploration de la colline implique une rude montée de 1840 marches en  plusieurs volées. Nous sommes arrivés au premier site où trône un dagoba et différentes ruines, le soleil commençait à chauffer très fort. Avant de continuer notre ascension j'ai demandé à Pascal de me donner mon chapeau qui était dans mon sac à dos. Pascal  a ouvert un petit sac en plastique afin de grignoter un petit biscuit. Les choses se sont rapidement engagées, une dizaine de singes s'est précipitée sur lui afin de lui voler le sac qui contenait  des bananes et des biscuits. J'étais comme tétanisée  par la situation d'un côté les macaques qui essayaient d'arracher le sac des mains de Pascal, lui qui voulait   défendre  sa pitance... Les biscuits sont passés au sol, les bananes également, Pascal essayant de se démener face à cette hordes de bestioles. J'en ris encore en écrivant ces mots. Pour finir Pascal a glissé sur une banane ; oui oui oui !!! s'est retrouvé au sol et deux messieurs ont dû venir à son aide. Un fou rire s'en est suivi tant de notre part que de celle des personnes alentours, deux dames âgées pouffaient  et n'arrivaient pas à reprendre leur souffle. Nous avons continué la visite ; le rocher des méditations, les grottes et le très beau Boudha blanc. L'épisode des singes avait précèdé Pascal, il était reconnu partout où il passait. Nous sommes revenus sous une pluie tropicale. Cette danse homme contre singes va suivre Pascal pendant longtemps.

Marie

Une volée de marches

Un des protagoniste


En haut du rocher de la méditation

Ascension du rocher de la méditation

Boudha assis