lundi 29 février 2016

fort cochin

Tarif habituel 10 heures.  Nous avons pris le train à Matara, déjà 30 degrés à 9h30. Le départ à été signifé par un grand bruit de cloche. Nous avions emmené bananes, oeufs durs, salade de tomates, biscuits en tout genre et eau. Je précise que nous ne risquions pas de mourir de faim, des vendeurs passent dans les compartiments proposant un grand nombre de produits du salé au sucré et si cela ne suffit pas ; d'autres en font de même lorsque nous passons sur les quais. Après la cloche, le départ puis deux kilomètres plus loin arrêt du train au beau milieu de nulle part afin de changer d'aiguillage (manuellement) et de repartir avec de grandes secousses et un son de corne de brume. Nous pensions lire mais cela s'est avéré compliqué, nous étions comme sur un chalutier, tanguage et roulis de droite à gauche et de haut en bas... Je vous laisse imaginer. L'air était moite, nous étions collés aux sièges en skay mais étions contents d'être monté à Matara car au fur et à mesure des arrêts le train se remplissait et nombre de passagers étaient debouts. Le trajet fut long et les wagons se sont vidés, nous avons fini le trajet pratiquement seuls dans le compartiment. Nous nous sommes installés debout (les portes restent ouvertent), la tête au vent regardant le train serpenter  dans la nuit, lumière allumée, un moment magique.

Marie







Aiguillage manuel

Balade sur les plages de l'océan Indien (Sud du Sri Lanka)

Nous sommes hébergés à Matara ville du Sud où il n'y a pas grand-chose à voir. Nous resterons de nuit, car aux alentours la côte offre de jolis villages, et surtout des bords de mer magnifiques. Nous prenons un bus pour Welligama vers l'ouest pour tenter d'y rencontrer des pêcheurs sur échasses. Nous avons lu que ceux ci s'installaient avec leur canne et leur ligne à marée haute pour titiller le poisson.  Nous cherchons en vain et nous rendons compte rapidement que les échasses, celles, rares que nous apercevons, sur la plage, prêt des criques sont désertées.
Peu nous importe, nous décidons de nous promener sur la plage, après nous être arrêté dans un petit resto local pour y savourer le plat typique, "rice et curry". Un régal épicé et peu cher. Direction la plage, il fait très chaud, nous dépassons un "élevage sauvetage de bébés tortues." La plage est déserte, rapidement nous nous us retrouvons dans l'eau pour nous rafraichir. La beauté du paysage est vraiment de carte postale, les palmiers et quelques barques sur le sable sont pour les yeux des images superbes. Rien que le bruit des vagues, leurs puissances nous font rouler sur le sable. La promenade reprend son cours, le décor change sans arrêt, qui des criques, des morceaux de coraux arrachés à la puissance de l'eau. Un ou deux touristes se promènent aussi, mais il n'y a pas vraiment foule. Nous sortons de Welligama et continuons sur Kolgalla à quelques kilomètres. Nous réalisons que nous marchons depuis 3h de temps en alternant des bains dans l'océan. Mais nous sommes bien, chaleur, soleil, océan et paysages superbes, que demander de plus!
Nous sommes à la hauteur d'une crique où les Sri Lankais pataugent dans l'eau habillés comme il se doit ; les hommes en short long et un t-shirt, les femmes en robe longue la décense obligée. Nous les accompagnons dans cette eau tranquille en admirant le paysage. Nous sommes toujours à la recherche de nos pêcheurs et au détour d'une autre crique, nous tombons sur des échasses, elles sont inoccupées. Les hommes sont à l'ombre à fumer. Ils nous interpellent. Une discussion s'engage nous apprenons qu'en ce moment la pêche est touristique, c'est un simulacre pour attirer les touristes qui paieront quelques centaines de roupies pour avoir un cliché photographique, cela rapporte à chaque pêcheur plus qu'une journée de pèche lors de la saison de pêche. Cette saison va de avril mai à octobre, période de la mousson et des fortes marées. Ils ne s'installeront d'ailleurs pas et nous ne les solliciterons d'ailleurs pas pour une photo sur leur perche. Nous prendrons en photos des échasses sans personne dessus. Nous avons le sentiment peut-être idiot de ne pas nous faire abuser.
Au bout d'une heure de discussion avec un jeune pêcheur, à parler des problèmes passer de l'île, une pluie tropicale se met à tomber. À l'abri, nous trouvons à nos pieds un tyrannosaure rex miniature. Puis nous filons pour prendre un bus pour notre retour sur Matara. Arriver au lieu-dit une nouvelle pluie tropicale s'invite, nous faisons nos emplettes de fruits sur le marché, accompagnée d'une gentille dame qui nous conduit dans les dédales des vendeurs afin de nous faire bénéficier des prix sri-lankais. Un dernier bus pour nous rendre à notre hôtel, un repas sur la terrasse pour bénéficier d'un petit peu de fraîcheur. La nuit verra le ventilateur plafonnier tourner jusqu'au matin.


Pascal

Scène de mer et de plage


Tyrannosaure miniature


Échasses de pêcheurs


Crique du sud du pays

Étal de bananes

dimanche 28 février 2016

mardi 23 février 2016

Mardi 23 février 20h20 en direct et à vif

Nous sommes entrain de manger, nous entendons des villageois crier au loin, se répondant, les cris se rapprochent. La propriétaire de l'home stay où nous sommes vient de nous demander de rester sur la terrasse, un éléphant sauvage passe près du village d'où les cris. 
PS Nous logeons aux abords de la jungle. Voyage au delà de ce que nous avions imaginé  et situations inattendues.
Demain grâce au propriétaire de l'hôtel, nous aurons accès à son ordinateur et pourrons ainsi transférer les photos sur le blog pour illustrer les différents articles précédents. D'autres billets seront postés.

Marie

mardi 16 février 2016

Tangalle et Matara en attendant les photos

Arrivés à Tangalle, plages, chaleur 34 à 36 degrés, moustiques (qui ne piquent pas Pascal, soit dit en passant), guekos (lézards, verts pâle munis de ventouses, présents dans notre chambre), bananiers, singes et océan indien. Nous étions installés dans une guest house tenue par une dame charmante qui nous a préparé un petit déjeuner Sri lankais : des dosas sortes de crêpes accompagnées d'une compotée d'oignons bien épicés. Nous nous sommes baignés dans une eau bleue turquoise, pas besoin d'hésiter pour y entrer elle etait loin d'être fraiche. Un peu agitée lors de notre seconde baignade.  Pascal a été renvoyé sur la plage par une belle vague qui lui a fait mordre le sable, plus taquin l'océan a descendu mon maillot de bain sur mes chevilles, je n'ai pas mis longtemps à le remonter.
Nous avons connu notre première pluie tropicale en nous rendant au temple rupestre Mulkirigala, des centaines de marches mènent à une série de grottes qui abritent d'imposants Bouddhas couchés ainsi que des statues plus petites représentants le Bouddha assis ou debout. Sur les paroies de fabuleuses peintures murales représentent la vie quotidienne de  l'époque. Dix minutes d'une pluie suivie par une impression de sauna pendant les trente suivantes.
Ce matin au petit déjeuner nous nous sommes régalés en observant des singes qui chapardaient des bananes en haut de l'arbre. Ils regardaient impassibles les personnes qui essayaient de leur faire peur, petits et grands se délectaient de leur larcin.
Au Sri-Lanka les eaux usées circulent dans la ville, des plaques en bétons les recouvrent, parfois elles sont à l'air libre, vous verrez que cette information à son importance..
Ce matin bus pour Matara, Pascal s'est fait alpaguer par un Sri lankais plus qu'imbibé, il était charmant mais ivre, imaginez le tableau, il est déjà difficile de comprendre un français sâoul alors... Il se tenait à deux centimètres du visage de Pascal, il ossilait d'avant en arrière, un grand sourire niais, il est sorti du bus avec de grands signes amicaux...
Arrivés à Matara, premiers contacts, nous nous sommes promenés et sommes allés voir les horaires de train pour la suite de notre périple. Comme chaque jour nous avons mangé une glace dans la rue, une petite douceur journalière, nous avons salué des enfants par quelques "hello" et avons vu un caïman. Voilà où je voulais en venir par rapport aux eaux usées et nauséabondes dans les rues, notre bestiole nageait dans ce canal à l'air libre, nous étions estomaqués, sans être de Marseille je dirais qu'il faisait au moins 1m50. 
Marie

samedi 13 février 2016

Ella et Tissamaharama

Après Adam's Peaks nous nous sommes installés à Ella, lieu paisible s'il en est. Nous avons pu admirer les cascades, temples, plantations et fabriques de thés. Nous n'avons pas escaladé little Adam's Peaks, son grand frère avait durement entamé nos cuisses et mollets, nos corps réclamaient du repos... Comble de l'ironie nous étions dans une guest-house où nous devions gravir une belle volée de marches avant d'atteindre notre lieu de vie idem pour la descendre avec quelques grimaces de ma part.
Nous avons migré vers le sud, dans une petit coin de paradis ; Tissamaharama nous a accueilli avec sa chaleur et son soleil franc. Après une omelette srilankaise pour Pascal et une "dalh soup" pour moi, nous sommes allés à vélo au village, imaginez notre surprise : un iguane long de 80 cm à tranquillement traversé le chemin bordé d'un canal. Ce matin (samedi) nous nous sommes levés à 4 h direction le parc national de Yala. Installés dans une jeep surélevée nous avons pu observer des oiseaux avec des couleurs comme sorties de notre imaginaire, quelques crocodiles, des iguanes, des mangoustes, des buffles plongés dans leur étang avec des pics boeufs sur le dos, des paons, des singes,

Adam's Peaks 2 540m

Adam's Peaks 2540 m

Bouddha couché Dalhousie

Cascade monumentale


Ecobuage

Étal de légumes (Ella)

Aération du thé avant expedition

Conduite à gauche....

Lever de soleil sur le parc national d'Yala

Lézard prenant le soleil


Éléphant en pleine dégustation

ainsi que des éléphants. Paysages magnifiques, couleurs enchanteresses. La matinée a été clôturée par une promenade sur une plage déserte, le rêve... Après une sieste bien méritée ; nous avons enfourché nos montures et sommes allés voir un dagoba de 55 m de hauteur et 165 m de circonférence à la base. Une petite glace pour clôturer cette fin d'après-midi et retour avec prudence, conduite à gauche.
Demain, nous continuons vers le sud Tangalle et ses  plages.
Marie

vendredi 12 février 2016

Sri Lanka : Colombo et le centre de l'île.

Nous voici au Sri Lanka depuis maintenant huit jours, le temps passe vite et nous ne pouvons pas toujours tenir le rythme du blog. Mais nous allons vous présenter ce que nous avons découvert depuis notre arrivée. Première constatation, un peu moins de pollution sonore, visuelle et odorante qu'en Inde mais pour ce qui est de la pollution atmosphérique due aux gazs d'échappement entre autre, c'est plutôt identique. Mais voilà nous ne nous attendions pas à beaucoup mieux. Ah! si quand même une différence manifeste, les piétons sont respectés par les automobilistes, les feux tricolores sont la plupart du temps marqués et le policier chargé de la circulation, s'en donne à coeur joie avec son sifflet.
La capitale ne présente pas beaucoup d'intérêt si ce n'est son musée national qui donne un bon aperçu historique du pays. Le bouddhisme étant la religion dominante, environ 90% de la population la pratique.
Nous avons continué notre route en direction de Kandy dans le centre de l'île, région montagneuse où la température nous permettait de perdre quelques degrés. En fait seulement 1 à 2 par rapport à la capitale. Soit 30 au lieu de 32.
Mais là n'est pas l'essentiel, il est en la visite d'un temple bouddhiste ou semble-t- il, une dent de Bouddha y serait conservée comme une relique mystique. Un lieu de pèlerinage important pour les Bouddhistes qui doivent effectuer celui-ci une fois dans leur vie. Une ferveur intense se manifeste, se ressent et se dégage de ce lieu hautement spirituel.
Il est aussi un autre lieu spirituel dont chacun doit s'accomplir, c'est l'ascension de Sri Pada, l'empreinte de Bouddha ou appelé plus communément Adam's Peaks par les britanniques lors de leur présence sur l'île, faisant suite aux portugais.
Une ascension de 4500 marches avec un dénivelé de 900 m. Je vous assure que les mollets en prennent un sacré coup, tant à la montée qu'à la descente. Pèlerin de tous pays, Sri Lankais en tête, familles, couples... Sans compter sur les touristes venant découvrir un lever de soleil sur les montagnes à 6 h du matin. L'ascension dure malgré tout 3 h 30 soutenues. Marche après marche, une volée de marches, une halte, une gorgée d'eau, reprendre son souffle, le coeur bat très fort, les muscles sont tendus. Un panneau nous indique 4 050 marches accomplies, il reste environ...je ne sais combien de mètres, peu importe.
Mais que du bonheur quand le mental à surmonté le physique et qu'à l'arrivée, le temple nous offre sa grâce et sa beauté avec une empreinte de Bouddha sur un mur blanc  immaculé.
Nous n'avons qu'à attendre le lever du soleil au dessus de la mer de nuages. Les photos suivront, un peu de patience.

Puis le jour même nous prenons un train qui va nous transporter 123 km plus loin en 5 h, à travers les plantations de thés ou les cueilleuses travaillent d'arrache pied pour ramasser ses délicates feuilles afin de les exporter dans le monde entier. Le thé de Ceylan est fidèle à sa réputation. La bourse du thé de Colombo est la plaque tournante de cette plante bienfaisante et épuisante à cueillir.
Nous avons mieux compris pourquoi les cent grammes coûtent si chers sur les marchés occidentaux. Les femmes travaillant dans les plantations sont des expertes non rémunérées à leur juste et éprouvant travail.
Pascal


Jour de l'indépendance du Sri Lanka (04/02/16)

Temple Bouddhiste à Colombo

Temple de la dent de Bouddha (Kandy)

Pèlerin en prière (Kandy)


Jardin botanique de Kandy


Cet arbre à une circonférence de 250 m




Une orchidée que Myriam n'a pas à soigner

dimanche 7 février 2016

Fort Cochin

Nous avons pris le bus à 6 h, le chauffeur à fait une halte à 7 h pour le "petit déjeuner". Nous nous sommes régalés d'un chaï, d'une assiette de haricots blancs bien épicés et d'une parata (sorte de galette de blé feuilletée, difficile à expliquer mais super bon) ; tout ça en 10mn il ne s'agissait pas de mollir le chauffeur était prêt.
Après 3 h de bus, 8 h de train, ventilateurs à fond, chaleur moite et balai de personnes qui vendent, qui des livres, qui de l'eau, de la nourriture. À chaque arrêt en gare des vendeurs nous proposaient toutes sortes de mets. Il nous a été difficile de voir bouteilles plastiques, papiers, sachets rejoindre la voie ferrée sitôt vides...
Nous avons eu le plaisir d'aller à fort Cochin en ferry, cela nous a paru magique de voir s'approcher cette presqu'île, nous étions fourbus mais heureux. Après l'installation à l'hôtel mon corps a rencontré le massage ayurvédique. Anika a commencé par un massage crânien puis m'a demandé de m'allonger sur le dos, un massage en profondeur un régal. Elle n'avait pas mégoté sur l'huile, je m'en suis aperçue lorsqu'elle m'a demandé de me tourner, j'ai eu l'impression d'être une savonnette... 
Nous avons à nouveau rencontré nos amis les rickshaw, ceux de Cochin nous proposaient une balade gratuite, la condition était que nous allions dans des boutiques, on nous a expliqué qu'à chaque passage de touriste ils touchaient 100 roupies, une simple course ne les intéressait pas.
Du balcon de notre chambre nous avons admiré la dextérité d'un homme qui grimpait à un cocotier pour faire sa récolte. A la nuit tombée, nous avons croisé un homme à vélo sans phare, musique avec son portable et échelle sur l'épaule. De belles tranches de vie.
Marie

Une petite idée de la grandeur de la feuille

Cueilleur de noix de coco la machette dans la bouche

Dans cette rue les personnes âgées font des mandalas devant leur demeure à l'aide d'une mèche trempée dans une pâte de riz


Carrelets


Laverie

Les ( Back Waters)
Que sont les back Waters?? Et bien ce sont des canaux enserrés à l'intérieur des terres, sur le littoral de la région de Fort Kochi. Des canaux plus ou moins étroits formant des labyrinthes que seuls les habitants maîtrisent pour la navigation en barque à moteur ou en se servant d'une perche. 950 km en tout, reliés entre eux, annonçant une somptueuse nature, parfois enchevêtrée, mais la plupart du temps cultivée. Cocotiers, bananiers, poivriers, caféiers, plantes et racines servant en biologie et phytoterapies pour nos médicaments.
Mais la beauté des paysages est extravagante, se laisser filer au cours de l'eau en regardant les différents oiseaux voler, les familles regagner leur parcelle de terre et les house boats amarrés aux points névralgiques pour le transport en commun.
Nous avons navigué 6 heures sous un soleil de plomb, mais quel plaisir de s'arrêter pour se délecter d'un thali typiquement keralais.
Pour vous donner un peu envie, une illustration de cette journée au fil de l'eau.
Pascal

Balade sur les Backwaters

Percheman à l'oeuvre

Partage d'une ombrelle avec une lady anglaise


Un succulent repas sur une feuille de bananier

Le paradis existerait-il sur terre ?

Pour finir la journée en beauté ou plus exactement la continuer, nous sommes allés voir un spectacle de kathakali.  Il s'agit d'une forme dansée de théâtre originaire du Kerala dans le sud de l'Inde où se mêlent drame, danse, musique et rituel.  Le divertissement a commencé par plus d'une heure de maquillage, fait de gestes sûrs, de sourires, gloussements et d'un savoir-faire très méticuleux. Le travail de l'acteur de kathakali demande une grande concentration tant dans la gestuelle que dans les postures physiques ou l'expression du visage.
Nous en sommes ressortis ébahis et plein d'admiration.
Marie