Nous sommes hébergés à Matara ville du Sud où il n'y a pas grand-chose à voir. Nous resterons de nuit, car aux alentours la côte offre de jolis villages, et surtout des bords de mer magnifiques. Nous prenons un bus pour Welligama vers l'ouest pour tenter d'y rencontrer des pêcheurs sur échasses. Nous avons lu que ceux ci s'installaient avec leur canne et leur ligne à marée haute pour titiller le poisson. Nous cherchons en vain et nous rendons compte rapidement que les échasses, celles, rares que nous apercevons, sur la plage, prêt des criques sont désertées.
Peu nous importe, nous décidons de nous promener sur la plage, après nous être arrêté dans un petit resto local pour y savourer le plat typique, "rice et curry". Un régal épicé et peu cher. Direction la plage, il fait très chaud, nous dépassons un "élevage sauvetage de bébés tortues." La plage est déserte, rapidement nous nous us retrouvons dans l'eau pour nous rafraichir. La beauté du paysage est vraiment de carte postale, les palmiers et quelques barques sur le sable sont pour les yeux des images superbes. Rien que le bruit des vagues, leurs puissances nous font rouler sur le sable. La promenade reprend son cours, le décor change sans arrêt, qui des criques, des morceaux de coraux arrachés à la puissance de l'eau. Un ou deux touristes se promènent aussi, mais il n'y a pas vraiment foule. Nous sortons de Welligama et continuons sur Kolgalla à quelques kilomètres. Nous réalisons que nous marchons depuis 3h de temps en alternant des bains dans l'océan. Mais nous sommes bien, chaleur, soleil, océan et paysages superbes, que demander de plus!
Nous sommes à la hauteur d'une crique où les Sri Lankais pataugent dans l'eau habillés comme il se doit ; les hommes en short long et un t-shirt, les femmes en robe longue la décense obligée. Nous les accompagnons dans cette eau tranquille en admirant le paysage. Nous sommes toujours à la recherche de nos pêcheurs et au détour d'une autre crique, nous tombons sur des échasses, elles sont inoccupées. Les hommes sont à l'ombre à fumer. Ils nous interpellent. Une discussion s'engage nous apprenons qu'en ce moment la pêche est touristique, c'est un simulacre pour attirer les touristes qui paieront quelques centaines de roupies pour avoir un cliché photographique, cela rapporte à chaque pêcheur plus qu'une journée de pèche lors de la saison de pêche. Cette saison va de avril mai à octobre, période de la mousson et des fortes marées. Ils ne s'installeront d'ailleurs pas et nous ne les solliciterons d'ailleurs pas pour une photo sur leur perche. Nous prendrons en photos des échasses sans personne dessus. Nous avons le sentiment peut-être idiot de ne pas nous faire abuser.
Au bout d'une heure de discussion avec un jeune pêcheur, à parler des problèmes passer de l'île, une pluie tropicale se met à tomber. À l'abri, nous trouvons à nos pieds un tyrannosaure rex miniature. Puis nous filons pour prendre un bus pour notre retour sur Matara. Arriver au lieu-dit une nouvelle pluie tropicale s'invite, nous faisons nos emplettes de fruits sur le marché, accompagnée d'une gentille dame qui nous conduit dans les dédales des vendeurs afin de nous faire bénéficier des prix sri-lankais. Un dernier bus pour nous rendre à notre hôtel, un repas sur la terrasse pour bénéficier d'un petit peu de fraîcheur. La nuit verra le ventilateur plafonnier tourner jusqu'au matin.
Pascal
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| Scène de mer et de plage |
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| Tyrannosaure miniature |
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| Échasses de pêcheurs |
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| Crique du sud du pays |
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| Étal de bananes |
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