lundi 31 octobre 2016

Bornéo dans l'État du Sarawak

Nous venons d'arriver à Kuching, capitale du Sarawat sur l'île de Bornéo. La partie malaisienne de Bornéo se compose de deux états, le Sarawak et le Sabah. Le reste de l'île au sud, est indonésien.
Au Sarawat, plusieurs groupes ethniques sont représentés : les Malais, les Chinois, les Bidayuh, les Iban, les Bumiputeras, les Melanau, les Indiens et les Orang Ulu. La plupart des Malais et Melanau sont musulmans, les Chinois Bouddhistes, Taoïstes ou Chrétiens, les Iban et Bidayuh sont principalement Chrétiens voire animistes.

Temple Tua Pek Kong de Kuching

Bâtiment colonial ancien

Batelier sur la rivière Sungaï

Pascal 

Notre premier matin, nous avons rencontré un vieux monsieur qui nous a interpelé afin de nous livrer "un secret", il nous a expliqué qu'il marchait tous les jours, qu'il faisait 45mn d'un bon pas, toujours le sourire aux lèvres, "tâtez mes bras, ils sont fermes n'est ce pas ? J'ai 79 ans". Il a sorti un papier de sa poche où sa journée, sa philosophie de vie y était expliquée et nous l'a offert, il est parti après une poignée de main... 
Nous avons rencontré Amélie, une jeune femme française, mariée avec un malaisien qui organise des tours hors des sentiers battus dans la partie ouest du Sarawak. Il s'agit l'écotourisme, les guides du village sont formés sur place et l'argent est reparti entre les villageois et Amélie, le concept nous a plu.

Mosquée de Kuching

Rue de la vieille ville 

Batelier en attente
Depuis hier matin nous sommes avec Brahim, nous nous sommes rendus à Sematan à l'extrême pointe nord Ouest de Bornéo.

Vers blancs à déguster, vous les prendrez grillés ou bouillis ?


Fleurs de maïs 

Chocros (délicieux)

Poissons colorés 

Nous avons embarqué avec lui dans le bateau de Minhad direction le village de pêcheurs de Telok Serabang à 45 minutes de navigation. Le bateau est équipé de deux moteurs Mercury de 40 chevaux chacun, il va à l'allure d'un speedboat (je donne l'impression de m'y connaitre mais il n'en est rien, enfin,  comme dirait Benoît"ça envoie du gros"). On a l'impression d'être des popcorn dans un poêlon...
Voguons vers la nature maritime

Mihad chauffeur pêcheur 

Arrivée au village

Un macaque nous attendait sur la plage, je vous assure que c'est vrai, bon il ne nous a pas attendu mais quand même... Nous avons été installés dans une maison traditionnelle à cinquante mètres de la plage, est-il besoin de préciser qu'elle était déserte ? Pendant que Pascal discutait j'ai mis mon maillot et mon paréo afin d'aller ramasser des coquillages, après vingt minutes j'ai été rattrapé par une belle pluie tropicale, je suis revenue trempée mais enchantée.

Notre chambre

Notre ami le gecko


Retour de la plage


Marie

La femme de Minhad nous a préparé un excellent repas de curry et légumes variés accompagné de riz blanc. Une discussion animée sur les choses de la vie nous a occupée une bonne partie de la soirée avec un thé ou un café noir.
Brahim et moi nous sommes rendus sur la plage à la rencontre des pêcheurs de crabes. Ceux ci se promènent sur la grève avec de l'eau jusqu'aux genoux, équipés d'une lampe frontale et armés d'un trident pour "pêcher" le crustacé.

Déjeuner en famille

Réflexion sur la nature

La nuit au calme aux sons des insectes et des vagues lointaines. Le petit déjeuner est très bon et gourmand. Nous partons à pied sur un chemin à travers la forêt pour gagner un petit port de pêche et retrouver notre ami Minhad et son bateau. Nous longeons la frontière indonésienne pendant notre excursion d'une heure et demie.
Pendant que nous faisions une pause dans un des café resto du village, Minhad est venu nous rejoindre en bateau. Un groupe de personnes est arrivé pour consommer parmi lequel un monsieur âgé qui s'est adressé à nous en anglais, légèrement sourd le pauvre, nous demandant d'où nous étions et spontanément nous a donné son adresse et son téléphone en nous invitant à venir chez lui pour y séjourner. Il demeure à Kuching, certainement quelqu'un de riche. Ce personnage est âgé de 90 ans, il ne fait pas son âge mise à part sa surdité. Nous sommes tentés par son invitation lorsque nous allons revenir à Kuching dans les prochains jours.

Charpente de marine sans clous d'acier


Maison traditionnelle

En balade avec Brahim

Champs de poivriers

Nous sommes à dix minutes en bateau du parc national Tanjung Datu (lieu de conservation des tortues marines). Nous allons y séjourner une nuit et une après midi en espérant voir, soit des tortues venant pondre la nuit sur la plage, soit assister à la naissance de bébés. En dehors de nous deux, Brahim nous accompagnant, seuls cinq rangers "montent" la garde. Pas d'autres touristes en vue. Nous nous installons dans une chambre confortable, l'électricité viendra à 18h grâce au groupe électrogène, comme chez Minhad d'ailleurs. Avec notre ami Brahim nous faisons une randonnée dans le parc en pleine forêt tentant d'y apercevoir des gibons. Nous les entendrons sans les voir. Au retour, par la plage nous croisons des traces de tortues venues récemment pondre. L'espoir fait vivre!!! Pendant la préparation du repas nous avons la visite d'un cochon sauvage qui vient racler les abords du bâtiment. 
Une naissance de bébés est prévue pour cette nuit d'après le calendrier de pontes, nous verrons bien si nous sommes réveillés par un "ranger"!!!

Parc national de Tanjung Datu


Traces de tortues après la ponte

Balade en forêt tropicale 


Cochon sauvage

Poule faisane
Hélas, trois fois hélas pas de réveil nocturne pour nous. Aucun "ranger" aucune tortue, aucun bébé. Une prochaine fois sans doute, car les "rangers" nous ont invité à revenir gratuitement durant trois jours au mois de mai prochain. Il nous faudra simplement une autorisation officielle en bon et du forme remise par le ministère de la nature et des parcs nationaux. Nous repartirons en début de matinée en bateau direction Sematan et ensuite Kuching.

À Kuching, repas indien en attendant Saloma qui doit venir nous chercher afin d'aller rendre visite à nos amis les Orang Outan, dans le parc national de Semenggoh. Puis direction le village de Kampung Sadir au sud est de Kuching, un agréable home stay pour y passer deux jours à découvrir la culture Bidayuh et ses traditions agricoles et artisanales.

Mère orang outan

Autre congénère en suspension

 La pluie commence à tombée de manière soudaine, faible tout d'abord puis avec une force telle que des trombes d'eau s'abattent sur les maisons faisant un bruit d'enfer sur les toits de tôles, elle ne cessera qu'au petit matin laissant la place aux chants des coqs.

Pluie tropicale nocturne (des trombes)

Dédicace spéciale pour ma nièce Sarah et notre ami Thomas, tous deux fous de chats. Minou !!!
Pascal 

Rem, sera notre guide durant notre séjour, nous amenant par un sentier en pleine "jungle" en direction de la ferme de la mère de notre hôtesse. En chemin, il nous montre les différentes plantes dont ils se servent comme légumes, les différents bambous qu'ils utilisent pour la construction des maisons, des ponts, de la charpente ou des murs. La chaleur et surtout le degré d'hygrométrie est élevé, je pense qu'il frise les 80%. Nous sommes dans un bain permanent d'humidité, le sentier monte et descend, balisé par des marches de bambous, nous traversons des petits rus, enjambés par des petits ponts en bambou. Deux heures de marche ont suffit pour arriver à la ferme.

Le 5 octobre, Bon anniversaire mon chéri !!! 

Balade en forêt avec Rem





Cuisine au bambou avec Moa et Rem




Après le repas

N'allez pas vous imaginer le prototype de ferme française, il n'en est rien. (Voir photo). Moa, la mère de notre hôtesse ne parle pas un mot d'anglais, mais le regard et les gestes nous permettent d'apprécier sa gentillesse. Elle prépare un repas bidayuh typique cuit dans du bambou, plante ramassées en cours de route, riz de sa ferme et porc cuit au barbecue par Rem. La rivière passe à quelques mètres de la ferme, Marie si trempera pour se rafraîchir de la chaleur ambiante. Le repas est prêt, un délicieux repas cuit au bambou qui pour nous est une réelle expérience gustative. Nous prévoyons de prendre une heure de repos avant de repartir vers le village et de rencontrer ses habitants.
La ferme Bidayuh de Moa

La cuisine de Moa


En forêt tropicale

Mais Rem qui veille au grain conseille d'y aller maintenant car la pluie menace. Finalement, celle ci ne vient qu'en début de soirée et nous laisse le loisir de visiter le village où nous achèterons un panier traditionnel en rotin fabriqué maison.

 Pascal


La chaleur est telle que nos amis Nathalie et Jacques nous l'avaient décrite, le coeur monte rapidement en pulsations dès que nous grimpons, Pascal a le tee-shirt trempé en permanence, les cheveux qui frisent, c'est plutôt mignon, enfin pour les cheveux..

Cacaoier

Si Roger Federer utilise des bracelets en éponge pendant ses matchs, nous avons opté pour de petites serviettes dans la même matière pour disputer le nôtre face à la chaleur tropicale ; mais le score est déjà annoncé.

Marie

dimanche 30 octobre 2016

Île de Florès (Bajawa, villages traditionnels, Mbalata)

À Bajawa  nous avons visité différents  villages traditionnels Bena et  Lupa où nous avons pris le café avec une vieille dame qui nous a livré sa philosophie de vie, une bien belle personne. Nous avons fini notre matinée par un bain dans la source d'eau chaude de Mengeruda, c'était particulier, un bras de la rivière était froid, l'autre très chaud et nous au milieu.

Cohabitation pacifique 

Village traditionnel de Luba

Maisons traditionnelles Ngada

Trois générations, trois cultures


Sans commentaire 

Terrassement pour une nouvelle maison chez les Ngada

Travail communautaire 

Père et fille 

Mother and daughter dans la source d'eau chaude

Nous avons passé deux nuits au cottage de Mbalata sur la côte sud de l'île. Une plage de sable noir, immense et déserte rien que pour nous trois, avec comme toile de fond le volcan Inéiri. Nous nous sommes trouvés dans une situation cocasse, ayant réservé par le biais d'un Indonésien qui nous avait présenté comme une famille, le responsable de ce lieu nous a pris pour les parents adoptifs de Rani, nous avons été Mother and Father tout au long de notre séjour et partagé notre chambre avec notre "fille", un lieu très sympa, original et dans une maison traditionnelle. Le soir, balade sur la plage, le regard tourné vers le ciel, des millions d'étoiles et la voie lactée pour illuminer la nuit. Un émerveillement!!!!

Le mont Ineri, volcan actif

Plage de sable noir
Notre hébergement à trois

Avant de quitter Mbalata, nous avons fait la rencontre de paysans bouilleurs de cru. Ils distillent après avoir cueilli, écrasé et réduit en jus de la palme pour en retirer l'alcool. Des heures durant avec des moyens que l'ont qualifierait de rudimentaires, ils produisent des litres d'Arak, nom de l'alcool fort en Indonésie.

Jus de palme macéré 

Alimentation en bois pour ébullition 


Distillation en trois étapes 

Nous sommes repartis de Florès en avion pour Bali, afin de  retrouver Olivier à Ubud. Nous en avons profité pour acheter  quelques cadeaux et envoyer un colis en France. Nous avons quitté Bali et notre amie Rani le 30 septembre pour nous envoler vers Bornéo dans l'État du Sarawat côté malaisien.

Marie