Après une fin d'après-midi sur la plage de Padangbai et une nuit dans un hôtel de passage ; nous quittons Bali en ferry pour nous rendre sur Lombok. Il n'y a que très peu de touristes le ferry, car ceux-ci préfèrent prendre un speed boat qui fait la traversée en une heure et demie au lieu de quatre avec le transport local.
Alors que nous avions pu constater que les enfants ne mangeaient pas seuls en Inde, un spectacle m'a étonné... Une grand-mère donnait la becquée à son petit fils âgé d'environ 10 ou 11 ans. Elle dépiotait avec la bouche la viande du poulet de l'os, la mélangeait avec le riz et faisait manger son petit fils, enfin pas vraiment petit... Cette brave dame se contentait de manger ce que le chérubin ne mangeait pas. À un moment l'enfant n'en pouvait plus, il était tout rouge, les épices lui montaient aux yeux, de grosses larmes en sortaient ; et bien la mamie ne l'entendait pas comme ça, elle a continué à le "gaver" malgré les protestations de l'enfant déjà bien rond. Il a fait passer son repas avec un paquet de chips, qu'il a mangé seul et une bouteille de jus de fruits.
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| Croisière Padang Bai- Lempar (Lombok) |
Alors que je couchais ces quelques lignes, je me suis sentie nauséeuse, le ferry était au large, grande vitesse et mon estomac faisait le yoyo. Assise à l'intérieur je voyais le paysage monter et descendre, les visages tanguaient devant moi, j'avais des sueurs froides, se rendre aux toilettes était très périlleux, j'avais du mal à marcher droit. Vous commencez à avoir le mal de mer ??? Description réaliste ??? Enfin fort heureusement cela n'a duré qu'une heure trente, je rigole cela m'a semblé interminable, en plus Pascal était en forme, il a mangé des chips, des biscuits... C'est vraiment trop injuste, bon j'arrête de faire mon caliméro. Un coup de chance, contrairement à mon dernier mal des transports j'avais un sac en plastique sans trou au fond, un dessin ???
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| Avant l'arrivée au port de Lempar |
Nous devrions atteindre Lombok dans une heure, la mer est calme, j'attendrai d'être sur la terre ferme pour prendre un en-cas ; peut-être une glace ou des chips histoire de ne pas se laisser abattre. PS je suis toujours aussi gourmande.
Départ rapide pour Ekas donc pas de gourmandise, enfin j'avais quelques biscuits en réserve que j'ai partagé avec mon amoureux et notre chauffeur. Lempar/Ekas durée prévue entre deux et trois heures, notre driver était digne d'un pilote de rallye, klaxons, slaloms entre les scooters, coup de frein, vitesse de 110 km/h, clignotant activé en permanence à droite... Nous avons mis 1h 35 et étions contents d'y être parvenus en un seul morceau.
Ekas est à la hauteur de ce que nous pensions, de belles plages de sable blanc, des pêcheurs, des fermes à langoustes, une mer bleue turquoise et un calme olympien. Nous avons fait connaissance avec cinq belges (4 filles et 1 garçon), tous en fac de médecine et un français, des gens très sympa. Hier soir nous avons tous joué au UNO, Romaji et Betet (personnes du cru) se sont jointes à nous. Une partie très bon enfant, Pascal était au taquet ; ceux qui ont déjà joué avec lui comprendront le message...
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| Village d'Ekas, partage d'une barque avec Olivier |
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| Baie d'Ekas |
Ce matin, nous sommes allés faire du snorkelling et de la chasse au poulpe au large, des fonds marins à couper le souffle, des poissons superbes, un soleil brûlant, une mer claire où l'on pouvait voir le fond malgré une profondeur de trois mètres. Vous auriez dû me voir accrochée au bateau telle une moule à son récif, toujours peu à l'aise avec les profondeurs. Les coraux étaient sous la coque et les poissons y butinaient joyeusement, pour demain j'ai négocié un gilet de sauvetage, il y a toujours des solutions.
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| Ferme à langoustes |
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| Moule accrochée à son récif |
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| Chasseur de poulpes |
Après un nasi goreng (riz, légumes et poulet), nous nous sommes accordés un moment de repos. En fin d'après-midi, programme balade dans le village et découverte de la mangrove à quatre, les jeunes femmes sont allées se baigner et se prélasser sur la plage. Alors que nous traversons le village un petit garçon nous a fait de grands signes et s'est littéralement jeté dans les bras de Pascal, le serrant fort par le cou ; nos petits enfants auraient eu la même attitude, ce fut un moment très tendre.
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| Rencontre émotionnelle |
Malgré la fin d'après-midi il faisait encore très chaud et la réverbération du sable blanc à eu raison du visage de Pascal qui est revenu bien rougeot. Soirée tranquille avec un repas: curry de poisson au lait de coco et riz blanc (poisson boycotté pour moi) ; puis quelques parties de Uno avec Betet, Louis, Mathilde et Valentine.
Marie
Aujourd'hui, sortie en mer pour se délecter d'un lagon en pleine baie de l'autre côté de celle où nous sommes. Les Belges sont de la partie et nous voici à huit, embarqués dans une camionnette à plateau pour une vingtaine de minutes, puis un catamaran nous attend et direction le lagon. Nous ne sommes pas pressés, la mer est belle, calme et les paysages de toute beauté. En cours de mer, des fermes à langoustes, des pontons sur pilotis pour l'amarrage des bateaux de pêche et des pêcheurs voguant sur l'eau au gré des vents. Les couleurs oscillent entre le vert foncé, clair et turquoise. Nous sommes aux anges, le soleil chauffe et quelques nuages épars font de l'ombre de temps à autre.
Le lagon est là, à quelques dizaine de mètres, la marée monte et son étendue de sable est restreinte mais nous laissera la joie d'y passer un moment tranquille avec des prises de clichés. Pas d'ombre à cette heure là, le Zenith et une bannière indonésienne flotte au centre. Des touristes de Jakarta se tirent le portrait tout en saluant et entonnant l'hymne de leur pays.
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| En route!!! |
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| Pêcheur |
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| Fermes à langoustes |
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| Au milieu du lagon amoureux |
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| Romaji |
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| Betet |
Nous réembarquons pour nous diriger vers un "spot" de snorkelling. Distribution de masques et tubas, un gilet de sauvetage pour Marie et plouf, les uns derrières les autres dans l'eau. Le fond est tapissé de coraux blancs, gris, mauves et des poissons multicolores se promènent entre les pieds de corail. Poissons lune, d'autres violets, verts, tigrés, pourpres soulignés de vert que de plaisir pour les yeux. Louis et Olivier ont une petite caméra sous marine. (Dans quelques mois nous verrons peut être leurs productions). Il est bientôt l'heure d'aller pique niquer sur une plage de sable blanc, ansérée entre deux bandes rocheuses se jetant dans l'eau. Au menu maquereaux grillés, riz, légumes et sauce au curry rouge. Un régal pour les papilles même si certains commencent à saturer du riz. Repos à l'ombre du seul arbre pour Romaji, Betet et Olivier tandis que Marie et nos amies Belges vont faire trempette. Après quelques clichés, je me dirige vers l'eau pour y prendre un bain de fraîcheur. Le retour vers la Guesthouse permet à certain de s'assoupir et à d'autres d'admirer le paysage. Les amis belges partent pour KutaBali pour y passer une soirée avec leurs copains.
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| Coucou je reviens! |
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| Jolie pêche ! |
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| Pêcheur au lancé |
Soirée tranquille en compagnie d'un couple de français musulman qui lors de son voyage de noces vient passer quelques jours à Ekas pour la fête de l'Aīd. Nour veut sacrifier une chèvre ou un mouton à cette occasion et s'inquiète d'en connaître prix et les modalités auprès de Romaji. (nous apprenons incidemment que le couple possède un ordinateur et que nous pouvons nous en servir pour transférer nos photos, bonne nouvelle!!)
Ce matin la chèvre est prête pour le sacrifice et celle ci sera égorgée tournée vers La Mecque comme il se doit. La tradition veut qu'une fois dépecée et découpée, des morceaux soient distribués aux familles les plus pauvres du village. Nous la dégustons à midi avec du riz blanc, du gado-gado, (différents légumes épicés) du poulet et de la sauce épicée accompagné de chips de manioc. Un régal de repas festif pour l'Aïd, musiques sassak et indonésienne nous accompagnent durant ce moment. Le repas sera pris au sol, partagé en famille agrandie, celle de Romaji en particulier.
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| Saignée de la chèvre pour l'Aïd |
Portraits d'enfants pris sur le vif
Pour notre fin de séjour à Ekas, nous partons pêcher avec Romaji, jeter les filets pour prendre des sardines qui serviront à nourrir les langoustes et partager un repas familial. Lorsque les filets ont été posés, nous nous amarons à sa ferme à langoustes sur un ponton flottant. Nous avons commandé pour le dîner deux langoustes. Romaji se met en quête d'en choisir deux belles pour satisfaire notre appétit de ce soir. Après cela nous réembarquons pour lever les filets. Le premier s'avère peu empli de sardines, le second par contre est conséquent en quantité. Une fois relevés, nous repartons vers la ferme afin de détacher les sardines des filets. Quel boulot!! Nous y avons passé au moins une demi heure voir quarante minutes. Il fait nuit, les dernières sont retirées à la lampe de poche. Ça y est c'est terminé nous repartons vers la berge et posons le pied sur le sable ferme.
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| Sortie pêche avec Romaji |
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| Dégustation de la pêche |
Devant la chambre sommaire que l'on occupait, où le principal est à disposition, la salle de restauration est installée, elle aussi sommaire. A côté s'étend un espace avec un filet de badminton où ce soir ce sont les femmes qui s'y adonnent. Elles jouent deux contre deux en riant et se débrouillant très bien, pendant que le repas cuit dans la minuscule cuisine, préparé par une jeune fille et sa mère. Les enfants jouent, chantent et se promènent librement dans le village comme dans l'espace où les adultes évoluent. Dès que nous entendons "manger...manger.." par la cuisinière, nous savons que le repas est servi. Un nazi goreng composé de riz sauté, chèvre du matin, sardines grillées délicieuse et notre langouste, que Marie va tester. Quel délice !!
Ha!! J'oubliais de vous dire que nous avons fait la connaissance d'un français, Olivier qui souhaite nous accompagner pour un bout de chemin. Nous partons demain matin vers les Gilis, tout au nord ouest de Lombok et devons y retrouver notre amie Rani. Quelles beauté de paysage et de gentillesse des habitants que nous allons quitter.
Pascal
Après une nuit sous le ventilateur comme ces derniers jours, je me suis réveillée de bonne heure et suis allée prendre quelques clichés sur la plage. Des "selamat pagi" (bonjour en Indonésie) par ci, des sourires, des signes de la main par là. Un spectacle grandiose, du rose, des nuages magnifiques, une plage quasi déserte, difficile de louper la photo. (mais impossible des les transférer, j'y reviendrai plus tard). J'ai rencontré des pêcheurs qui partaient au large, des femmes et des enfants qui allaient aux WC ; entendez par là qu'ils allaient se soulager dans le sable et recouvraient leur besoin, et oui pas de tout à l'égout à Ekas !!!
Nous partons ce matin en voiture pour aller prendre le ferry afin de nous rendre à Gili Air, j'espère pouvoir diversifier la nourriture car quatre jours de riz aux principaux repas ont eu raison de mes intestins.
Marie
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