samedi 1 octobre 2016

Mont Ijen au Sud Est de Java

Nous voici arrivé à Ijen ou plus exactement dans le village de Blawan à 14 km du volcan. Ce petit village vit du café et du tourisme, quand je dis tourisme, je m'expliquerai plus loin, mais d'abord le café. Sur de nombreux hectares, des plantations de café arabica. Cette zone importante fait vivre environ cinq cents personnes qui travaillent et habitent sur place. Ces plantations appartiennent à l'État indonésien et sont exploitées par des travailleurs agricoles logés gratuitement dans des maisons d'habitations avec gratuité pour l'eau et l'électricité. Les ouvriers travaillent huit heures par jour, sept jours sur sept pour 35000 rupiahs par jour soit: 2,34€. Il peuvent s'ils le souhaitent travailler plus en étant payé plus. (Cela vous rappelle t il quelqu'un??) Ceci lors de la pleine saison. Lors de la basse saison, de décembre à février ils ne travaillent que cinq jours par semaine, deux jours de "repos" le samedi et le dimanche.
L'électricité est hydroélectrique fournie par les différentes sources et chutes de la zone. Les hommes s'occupant de la maintenance font les trois/huit. Ils assurent les 24h par jour. Le café est produit en grande quantité, il ne semble pas qu'il y ait plusieurs récoltes.
Nous avons profité de notre journée pour rester dans ce petit village de cinq cents âmes pour nous y promener et échanger avec ses habitants. Une dame nous à gentiment invité chez elle à prendre le thé grâce à Rani qui est notre interprète. Toutes les informations ci dessus proviennent d'elle, je la remercie au passage. Repas du midi et du soir pris dans un tout petit restaurant où la nourriture y était excellente.

Café qui sèche au soleil 

Rue de Blawan

Grains de café 

Pour ce qui est du tourisme, un home stay gigantesque, comprenant environ soixante chambres permet d'héberger chaque nuit le flot ininterrompu de touristes allant gravir le mont Ijen pour admirer ce volcan souffrié et ses travailleurs de force. L'hôtel appartient lui aussi à l'État comme le second home stay implanté dans un village voisin qui peut absorber la même quantité de personnes.
Notre balade à travers le village et ses alentours nous a conduit auprès d'une chute d'eau et de source d'eau chaude. Des bains publiques gratuits sont à disposition des habitants, alimentés par ces mêmes sources venant du volcan.

Rani en pleine contemplation


Pascal étonné par la grosseur de ces plantes 

Nous nous sommes arrêtés ici car nous avons l'intention de nous rendre sur le volcan pour y admirer les "flammes bleues", c'est à dire les projections de gaz de souffre émanant du volcan qui au contact de l'air s'enflamment et sont de couleur bleue. Il faut se lever à minuit trente et partir à une heure du matin en minibus pour 14km. Ensuite avec l'accompagnement d'un guide, mineur souffrié, monter les trois kilomètres pour atteindre le haut du cratère et son lac turquoise. Une fois sur place, nous sommes descendus dans le cratère, équipés d'un masque à gaz pour se protéger des gaz sulfureux toxiques. Là, toujours de nuit avec notre frontale, il est trois heures trente du mat nous dominons les explosions de flammes bleues. Le vent nous envoie le nuage de fumée, nous nous protégeons et descendons encore plus bas. Un émerveillement pour les yeux qui durera une bonne heure. Nous remontons péniblement le cratère et à mi chemin attendons le lever du soleil. Que de beauté !! Le lac apparaît avec ses couleurs vertes, le haut du cratère est strié et découpé en tranches jaunies par le souffre. Un paysage lunaire s'offre à nous, encore un laps de temps pour admirer cette nature hostile et prendre quelques clichés.


Nécessité de porter un masque 

Clin d'oeil pour les inconditionnels de stars wars "je suis ta mère"

Les fameuses flammes bleues 

Blue fire


Pascal qui discute avec un mineur

Lac du cratère 


L'ami d'Ushuaia 

Perplexe 

Notre guide Supri et Rani


Entre deux "souffre"

La descente au petit jour

Un repos bien mérité 

La descente est à faire mais elle s'avère moins pénible que la montée, nous sommes heureux d'avoir pu voir ces beautés. Nous croisons un mineur qui nous dit être monté dans l'hélicoptère avec Nicolas Hulot lors de l' Ushuaia sur l'Ijen. Nous reprenons notre minibus qui nous amènera à Banyuwangi dans le nord est de Java pour prendre le ferry pour Bali.

Pascal 

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