jeudi 9 février 2017

Dawei/Myeik

Je repars avec le même transport qu'à l'aller, mais pas folle la guêpe je me suis assise sur mon sac à dos...  Ei Ei est arrivée après mon départ mais elle a vu Pascal et nous a offert deux petites marionnettes en bois.

Pauvre petite Marie installée pour sept heures de transport de Dawei à Myeik... Quel cynisme ! Le Myanmar se développe mais à quel prix !!! Des sourires nous en avons, des "mingalabar/bonjour" fusent de toutes parts, le pays s'ouvre au tourisme et les infrastructures également... 


Tout au long du trajet alors que je me plains de la chaleur, du manque de place dans le minibus, de mes pieds qui enflent, la route se construit inlassablement. Des hommes, des femmes et des enfants s'y affairent en tongs, pas de gants, des demi jerricanes coupés en guise de sauts. Chacun a son petit boulot, j'ai vu des gosses de l'âge de Cynthia manier la pelle, d'autres de l'âge de Manon servir dans des gargotes. Alors que Nesta, Mona, Loïs et Tristan vont à l'école, jouent, prennent leur bain, ici ils donnent un coup de main ou son assis sur les tas de pierres près de leur mère qui trime pour que cette route avance.



Et que dire du goudronnage des routes, des bidons installés sur des tas de bois en feu, le goudron chaud, déversé par des hommes avec des pelles, aucune protection.  Et moi petite Marie qui est chaud dans mon petit minibus sans air conditionné, je me donne envie de vomir. Ce soir je vais arriver à la guesthouse et vais peut-être me plaindre de la chambre sommaire, de la connexion internet qui n'est pas bonne ou que sais-je, vais-je oublier ce que j'ai vu ? 




Comment sommes nous perçu par ces hommes, femmes et enfants qui n'ont pas d'autre choix que de travailler comme des forçats alors que nous nous promenons pour admirer leur beau pays  ? Pascal me dit qu'ils n'ont pas cet état d'esprit, être envieux dans ces conditions misérables me semblerait humain, en France nous le sommes parfois pour bien peu.

Dire que dans quinze jours nous serons rentrés, dans notre petit confort, si ce n'est pas le notre ce sera celui de chez Fred et Brigitte.  Et ces hommes, femmes et enfants continueront à lancer des "mingalabar" et à trimer pour le développement de la Birmanie, ça je me dois de ne pas l'oublier !!!

Marie

1 commentaire:

  1. toujours dépaysant de suivre votre périple, grosses bises à vous deux !

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